Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques
(1843)
“ « Par tous les saints du ciel, laissez-moi, maître Nicolo, vous me faites un mal horrible ! » – « Non, seigneur Pasquale, criait Nicolo, je ne vous lâcherai point que vous ne m'ayez accordé cet air divin qui m'enchante, et que je veux faire apprendre à Formica, mon meilleur artiste, pour la représentation de demain ! » – « J'ai donc trouvé un homme capable de m'apprécier ! » disait Pasquale en s'efforçant de sauver ses jambes du supplice que Nicolo leur infligeait. « Mais, pour l'amour de Dieu, lâchez-moi, maître Nicolo, et emportez avec vous tous mes chefs-d'oeuvre !... » ”
