“ Cet amour est si vif en lui, qu’il le pousse jusqu’à l’amour de la localité. Loin d’être prodigue comme son père, il est économe et rangé, et possède à Nicolosi une jolie habitation, des terres et un jardin où il vit presque toujours seul, en apparence, lorsqu’il n’est pas en excursion secrète dans la montagne. Mais il opère ses sorties avec tant de prudence, ou il reçoit ses compagnons avec tant de mystère, qu’on ne sait jamais s’il est absent de sa maison, ou occupé dans son jardin à lire ou à fumer. ”
Nicolosi
Définition et enjeux
Citations sur “Nicolosi”
“ Console-toi, mon enfant, nous savons bien que vous vous aimez. Seulement il a été inquiet et jaloux à cause de l’affaire de Nicolosi ; mais, quand tu daigneras te justifier devant lui, il tombera à tes pieds. ”
“ LE PICCININO. Au flanc de la montagne que Fra-Angelo et Michel n’avaient cessé de gravir pendant deux heures, le grand bourg de Nicolosi, dont la population est considérable, est la dernière étape civilisée où le voyageur qui veut visiter l’Etna s’arrête, avant de s’engager dans la région austère et grandiose des forêts. Cette seconde région s’appelle Silvosa ou Nemorosa, et le froid s’y fait vivement sentir. ”
Robert de Nervo, Calchas II : sa dynastie, son empire (1879)
“ Muni des vêtements nécessaires dans ces brusques changements de température, et de quelque argent en cas de besoin, il partait donc un matin sur des mules, escorté de ses deux guides, et arrivait bientôt au village qu'on appelle Nicolosi. ”
René Bazin,
Sicile : croquis italiens
(1904)
“ U faut savoir que Nicolosi est l'étape obligée de presque tous les gens qui montent à l'Etna. Qu'on vienne de Catane ou d'Aci-Iteale, c'est par là qu'on doit passer. Le Club alpin y a établi une escouade de neuf guides. Mais beaucoup de voyageurs se contentent d'une promenade aux environs de Nicolosi, d'une visite aux monts Rossi ou aux champs de lave de 1886. Ceux qui font la grande ascension ne sont pas bien nombreux. Je parcoure les certifl- cats donnés au vieil Etna sur les registres de l'auberge ils sont médiocres. ”
René Bazin,
Sicile : croquis italiens
(1904)
“ Le mieux est de se pencher en avant et de regarder par la portière. Le paysage en vaut la peine. C'est la campagne large de l'Etna, toujours montante, avec peu d'arbres et beaucoup de vignes. En deux heures et demie, par San- Antonio et Trecastagne, nous arrivons à Nicolosi., un gros bourg de trois mille trois cents habitants, situé à sept cents mètres en l'ait. ll n'est pas plus mal construit qu'un autre. Mais la lave dont ses maisons sont bâties lui donne un air fané. ”
Paul de Musset,
Revue des Deux Mondes
“ Cependant l’industrieux Nicolò créa un si grand nombre de rois, de reines et de cavaliers, que son escarcelle s’enfla peu à peu. La misère au teint hâve, expulsée par le travail et le talent, s’enfuit de la maison. Le macaroni fuma sur la table tous les jours à heure fixe. Le chien, dont la jeunesse s’était écoulée dans un long carême, ne jeûna plus dans son âge mûr, et la fille du maître tourneur eut une robe d’indienne pour les dimanches et fêtes, car Nicolò, qui était veuf, avait une fille qu’il aurait dû appeler son chef-d’œuvre, de préférence à ses pièces de bois les mieux tournées. ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques
(1843)
“ « Par tous les saints du ciel, laissez-moi, maître Nicolo, vous me faites un mal horrible ! » – « Non, seigneur Pasquale, criait Nicolo, je ne vous lâcherai point que vous ne m'ayez accordé cet air divin qui m'enchante, et que je veux faire apprendre à Formica, mon meilleur artiste, pour la représentation de demain ! » – « J'ai donc trouvé un homme capable de m'apprécier ! » disait Pasquale en s'efforçant de sauver ses jambes du supplice que Nicolo leur infligeait. « Mais, pour l'amour de Dieu, lâchez-moi, maître Nicolo, et emportez avec vous tous mes chefs-d'oeuvre !... » ”
George Sand,
Oeuvres de Georges Sand. Lettres d'un voyageur…
“ Les Nicoloti occupaient l’île de san Nicolo, l’extrémité orientale, où sont situés la place Saint-Marc, la rive des Esclavons, etc. Le grand canal servait de confins aux deux camps. Les Castellani, plus riches et plus élégans que les autres, représentaient la faction aristocratique. Les nobles avaient les premiers emplois de la république, et le peuple était employé aux travaux de l’arsenal. Il fournissait les pilotes pour les vaisseaux de guerre, et les rameurs du doge dans le Bucentaure. Les Nicoloti formaient le parti démocratique. ”
Paul Duplessis,
Les Étapes d'un volontaire
“ Selon moi, ce Nicolle envisage à présent avec horreur son crime, mais, malheureusement, j’ignore si son repentir est assez sincère pour lui donner la force de résister aux ordres de son maître, le citoyen Durand ! Or Nicolle connait, il vient de nous l’avouer lui-même, les retraites les plus cachées et les plus secrètes de la forêt qui nous sert de refuge ! que l’intimidation ou la cupidité ait encore prise sur lui, une fois que nous lui aurons rendu sa liberté, et c’en est fait de nous ; notre sort est entre ses mains !... ”
Renée de La Richardays, Isabelle de France et la Cour de Saint-Louis… (1872)
“ Nicosie possédait de beaux édifices, de magnifiques églises; et le palais du roi, qu'occupait saint Louis, se distinguait par la beauté de ses jardins, C'est à Nicosie que nous retrouvons le sire de Joinville, qui désormais jouera un grand rôle dans la vie de son souverain. C'est un des types de la chevalerie du moyen âge les mieux connus : loyal, brave, naïf, tout dévoué au roi, et d'une franchise bien rare chez un courtisan. Jusque-là il n'avait paru qu'une fois à la cour de France, à la Nonpareille de Saumur, où il faisait partie de la suite de son suzerain, le comte Thibaut de Champagne ”
L' Arioste, Roland furieux (1516)
“ Vois Nicolo, qui, tendre enfant, est acclamé, par le peuple, seigneur de son domaine. Il rend vaines et nulles les espérances de Tideo, qui suscite contre lui la guerre civile. Les jeux de son enfance consisteront à suer sous les armes et à se fatiguer à la guerre ”
“ Sotte ! triple sotte ! me dis-je, est-ce que, pour l’avoir perdu, les servantes du cardinal se portent moins bien, est-ce que la grande Aurélia ne rit pas, comme avant, au nez de tout le monde, est-ce que Niccolosa ne va pas entrer en ménage ? Il ne faut pas être triste. Et Guido reviendra : il est impossible qu’il ne revienne pas ; il sera trop heureux de jouir de ta beauté. ”
Paul Duplessis,
Les Étapes d'un volontaire
“ Nicolle, en entendant ces derniers mots, tomba à genoux devant nous et nous demanda grâce. — Mon garçon, lui répondit un des proscrits, tes supplications parfaitement hors de propos ne servent qu’à prolonger ton agonie. Rien ne peut te sauver. — Quoi ! mes bons messieurs, mon repentir, mes aveux... — Allons, à genoux, reprit le proscrit ; voilà déjà trop de paroles. — Eh bien, puisque je dois mourir, s’écria Nicolle, j’aime mieux au moins que ce soit en honnête homme qu’en bandit. Messieurs, je vous en conjure au nom du ciel, accordez-moi un prêtre pour recevoir ma confession dernière. ”
Z. Frappaz, Vie de l'abbé Nicolle, vicaire général et chanoine honoraire de Paris… (1857)
“ Au milieu de tous ces combats, des défenseurs de Dieu, de l'Église et des bons principes s'étaient levés, hommes de talents, de foi et de coeurs généreux. De ce nombre fut l'abbé Nicolle. Il eut la gloire de s'attirer de grandes colères ; il eut la gloire plus douce de se faire des amis dévoués. Tels étaient pour lui les maîtres et les élèves de Sainte-Barbe, et l'on put dire de cette maison, déjà célèbre, « qu'elle était une famille rivali« sant, entre tous ses membres, d'affection pour leur « père et de dévouement pour le devoir. » ”
Maximilien Nicol, Histoire du pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray… (1896)
“ Au milieu des foules qui venaient prier dans le nouveau sanctuaire, Nicolazic jouissait en silence de la glorification de sa bonne Maîtresse. Unissant dans son âme la simplicité d'un enfant à la piété d'un saint, il continuait sa vie de travail, avec un désintéressement qui prouve son austère vertu. Souvent des personnes riches voulurent lui faire de magnifiques présents ; mais, content de sa pauvreté, il les refusait ou les employait à la construction de la chapelle. Quand il s'agissait de sainte Anne, son mépris des biens de la terre était si grand qu'il eût tout sacrifié pour sa gloire. ”
“ Je détestais aussi tous ceux qui me prenaient son amour ou qui l’aimaient : le cardinal, les jeunes gens qu’il fréquentait et frère Gennaro, le vilain moine. Surtout, je détestais Dieu. Fasol, me voyant un jour une petite croix dont m’avait fait présent l’abbé Coccone, m’avait dit : — Vois-tu, Nichio, il ne faut pas te mettre au coi la croix : cela porte malheur. Le dieu qu’on a cloué là-dessus est un vilain dieu : il défend aux hommes d’aimer ; il a la haine de la chair divine qui nous enchante. Tenez, Nichio et Guido, vous êtes, sans vous vanter, d’admirables garçons. ”
Charles de Mazade,
Les Précurseurs italiens. — Niccolini et la vie toscane
“ Quand s’agitaient des questions de langue qui mettaient le feu à toutes les imaginations italiennes, que l’Autriche favorisait parce qu’elle y voyait un dérivatif ou un élément de plus de discorde municipale, Niccolini élevait ces questions au-dessus des vaines puérilités des pédans et les traitait en philosophe, en patriote. Jusque dans ces entraves de police qui comprimaient tout mouvement, il trouvait un stimulant pour son esprit. À côté du monde mort de la politique, c’était le monde vivant de la pensée. ”
Jean de Kergorlay, Soirs d'épopée : Chypre et Rhodes (1913)
“ Beaucoup de joies et aussi beaucoup de douleurs humaines étaient passées jadis; bien des coeurs heureux étaient venus remercier; bien d'autres, brisés, étaient venus implorer; soldats partant pour la guerre, voyageurs arrivant ou s'en allant, êtres se chérissant, priant l'un pour l'autre, rois ayant besoin de toutes les lumières divines pour pouvoir se diriger dans leurs royautés. C'est à Saint-Nicolas, en effet, que les Lusignan étaient sacrés comme rois de Jérusalem, après que la couronne de Chypre leur avait été remise à Nicosie. ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ Les nestoriens formaient à Nicosie une colonie, groupée autour d’un évêque, suffragant du métropolite de Tarse. Dès 1222, l’attention de Rome avait été attirée sur les chrétiens dissidents, qui résidaient en Chypre. Une bulle d’Honorius III, en date du 12 février de cette année-là, prescrit au patriarche de Jérusalem, à l’archevêque de Césarée et à l'évêque de Bethléem, ses envoyés dans l'île, de ramener les dissidents à l’obédience de l’archevêque latin de Nicosie et de ses sufîragants, en les frappant au besoin de censures. ”
Charles de Mazade,
Les Précurseurs italiens. — Niccolini et la vie toscane
“ Le grand-duc Léopold revenant de Vienne refusait une fête populaire qu’on lui offrait à Florence pour l’enhardir au libéralisme, et au lieu de concessions, on chassait les réfugiés illustres, Poerio, Giordani, qui jouissaient d’une paisible hospitalité en Toscane. Enfin l’Anthologie elle-même n’échappait pas au mouvement de réaction : elle était supprimée. D’un autre côté, si Niccolini obtenait les plus éclatans, les plus populaires succès par ses tragédies, s’il recevait une médaille du public florentin, il avait à lutter avec la censure, avec toutes les inimitiés littéraires et politiques. ”
Albert Bessières, La destinée humaine devant la science… (1951)
“ Nicolle, après s'être insurgé contre les « ratés », constatés par nos yeux myopes, dans la nature et en nous-mêmes, en vient à faire confiance à Dieu. En cela il s'est montré fidèle à la science, au lieu de la trahir. L'humilité est vérité. ”
“ Nicias sortait du bain. De belles esclaves promenaient les strigiles sur son corps. C’était un homme gracieux et souriant. Une expression de douce ironie était répandue sur son visage. A la vue du moine, il se leva et s’avança les bras ouverts : — C’est toi, s’écria-t-il, Paphnuce, mon condisciple, mon ami, mon frère ! Oh ! je te reconnais, bien qu’à vrai dire tu te sois rendu plus semblable à une bête qu’à un homme. Embrasse-moi. ”
“ Mais quel fut son étonnement, lorsqu’il trouva la chambre vide, et qu’après en avoir vainement parcouru tous les coins, il ne put absolument rien découvrir qui eût l’apparence d’un homme, sauf l’image d’un jeune chevalier de grandeur naturelle qui se trouvait dans une niche recouverte d’un rideau de soie, et éclairée d’une singulière manière ! Nicolo eut peur, sans savoir seulement pourquoi, et les regards fixes de ce portrait soulevèrent mille sentimens dans son cœur ”
Victor Advielle, Notice historique sur Nicolas de Nicolay et sur sa "Description du Berry"
“ L'édition, si parfaite, que M. Aupetit vient de donner de la Description du Berry, de Nicolas de Nicolay, assure définitivement à l'œuvre du cosmographe Dauphinois une durée qu'elle mérite à tous égards. NICOLAS DE NICOLAY, — ou plutôt NICOLAS, — auteur du beau livre dont cette notice est la préface, naquit en 1517, en un lieu encore indéterminé de la province du Dauphiné. Ses ascendants ne sont pas connus; mais il est aujourd'hui parfaitement établi qu'il n'appartient, à aucun titre, à la famille des Nicolay, du Vivarais. ”
Jean de Kergorlay, Soirs d'épopée : Chypre et Rhodes (1913)
“ Parvenue jusqu'à nous, dans un parfait état de conservation, Saint-Nicolas comprend' une nef centrale, au nord de laquelle une autre nef la sépare de la rue; deux absides la terminent à l'est. Au sud il y a deux autres nefs avec leurs absides, partagées par une rangée de colonnes. L'ensemble est faiblement éclairé, comme c'est bien souvent le cas dans des églises édifiées sous des latitudes où le soleil et la chaleur sont les grands ennemis. Saint-Nicolas sert à présent de dépôt pour les morceaux de sculptures recueillis un peu partout à Nicosie. ”
Z. Frappaz, Vie de l'abbé Nicolle, vicaire général et chanoine honoraire de Paris… (1857)
“ Ce souvenir de mon enfance me permet d'affirmer que peu d'hommes possédaient, comme l'abbé Nicolle, le talent de s'attirer la confiance des enfants. De toutes parts, les hommes les plus puissants sollicitaient ses soins paternels pour leurs fils ou pour ceux dont ils étaient les protecteurs ; c'étaient le prince de Liéven en Angleterre, le prince de Metlernich en Autriche, le comte de Nesselrode en Russie ; c'étaient en France les hommes les plus illustres, dont les lettres flatteuses restent comme un glorieux témoignage de son zèle. ”
Z. Frappaz, Vie de l'abbé Nicolle, vicaire général et chanoine honoraire de Paris… (1857)
“ Du reste, les mots qui terminent la page que l'éditeur des Mémoires consacre à M. l'abbé Nicolle sont le plus bel éloge de celui qu'il a jugé sans le connaître, et justifient pleinement, à mon avis, le vénérable Supérieur de Sainte-Barbe de toutes les accusations qui ont pu être portées contre lui : « Mais nous devons rendre à M. Nicolle la juste tice de dire que s'il avait soulevé contre lui les « mauvaises passions des élèves, travaillés par la « grande maladie de l'époque, il avait donné aux « études une active impulsion. » ”
Ch. de Mazade, Revue des Deux Mondes
“ Quels accens, quelles formes faut-il invoquer pour donner une poésie digne d’elle à cette époque si profondément remuée, éblouie par tant de gloire, attristée par tant de malheurs ? C’était un moment grave pour la littérature. Dès-lors Niccolini semble rentrer en lui-même ; il se renferme dans l’étude, seul asile qui convienne à son indépendance ; il laisse passer les réactions bruyantes au sein desquelles les lettres n’ont point de rôle. ”
Émile Desbeaux,
La Maison de mademoiselle Nicolle…
(1886)
“ La mine gentiment confuse de Nicolle et le ton plaintif de sa remarque émurent M. Lozanne. Il réfléchit quelques secondes, puis il prit Nicolle dans ses bras et l'embrassant, il répondit : - Ma foi, tu as raison, Nicolle, et c'est moi qui ai tort. Je t'ai demandé ce que tu voulais, tu me l'as dit. Je t'ai promis de t'accorder la chose si elle était faisable. Or elle est faisable, donc elle sera faite. — Comment! papa, comment! tu veux bien. tu veux bien. j'aurai ma maison? s'écria Nicolle dans une joie profonde, ma maison. à moi ? ”
M. le comte A. de Moustier, Le Tour du monde
“ De l’ancienne Nicomédie, capitale de la Bithynie, fondée par Nicomède I à la fin du quatrième siècle avant notre ère, embellie par Pline le Jeune, préteur pour l’empereur Trajan, et par Dioclétien qui, après y avoir proscrit les chrétiens, y résigna la dignité impériale (305) , il ne reste rien que des débris de murailles ou d’égouts à peine dignes de l’attention du voyageur. Nicomédie est aujourd’hui le chef-lieu du Kodja-Ili [3] ; on peut y compter de quinze à vingt mille habitants, et les chrétiens, grecs ou arméniens, forment à peu près le sixième de cette population. ”
