René Bazin,
Sicile : croquis italiens
(1904)
“ Et, par-dessous, la Sicile nous apparait, non pas tout entière comme nous l'eussions vue de là-haut, mais sous un angle large et avec la même magie de couleurs. Car c'est l'heure unique pour de tels paysages. Le soleil se lève. Toutes les montagnes de la base de l'Etna, fondues et perdues la veille dans la brume du jour, toutes les collines emmêlées qui couvrent l'ile de leur réseau, se dressent en relief, et versent du môme côté leur dentelle d'ombre lilas. Les plus lointaines ressemblent aux veines d'une fleur d'iris. Elles plongent dans la mer qui est d'or. ”
