Résumé

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 24 (1908)

Au loin, devant nous, dans la plaine, se dresse une ruine ronde qui, par un effet de mirage, semble gigantesque. C’est encore un tombeau romain, haut seulement de 10 mètres, qu’on nomme Kars-el-Menara.
Le soir vient. Sur nos têtes le ciel est resté bleu, mais devant nous s’étale une nuée violette, opaque, derrière laquelle le soleil s’enfonce. Au bas de cette couche de nuages s’allonge sur l’horizon et sur la mer un mince ruban rose, tout droit, régulier, et qui devient, de minute en minute, de plus en plus lumineux à mesure que descend vers lui l’astre invisible.
Source : Gutenberg

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 24 (1908)

C’est, autant que l’Espagne, le pays des oranges, le sol fleuri dont l’air, au printemps, n’est qu’un parfum; et elle allume, chaque soir, au-dessus des mers, le fanal monstrueux de l’Etna, le plus grand volcan d’Europe. Mais ce qui fait d’elle, avant tout, une terre indispensable à voir et unique au monde, c’est qu’elle est, d’un bout à l’autre, un étrange et divin musée d’architecture.
Source : Gutenberg

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 24 (1908)

Et chaque fois que nous atteignons une hauteur, nous découvrons un large et superbe paysage. En face, la mer calme et bleue; là-bas, dans une brume légère, la côte d’Italie, la côte classique aux rochers corrects; le cap Misène la termine au loin, tout au loin. Puis, à droite, entre deux monticules, on aperçoit toujours la tête fumante et pointue du Vésuve. Il semble être le maître menaçant de toute cette côte, de toute cette mer, de toutes ces îles qu’il domine. Son panache s’en va lentement vers le centre de l’Italie, traversant le ciel d’une ligne presque droite qui se perd à l’horizon.
Source : Gutenberg

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