Kairouan

Définition et enjeux

Victor Cambon De Bone à Tunis, Sousse et Kairouan… (1885)

La fondation de Kairouan remonte à Sidi-Okbah. Ce compagnon de Mahomet, guerrier féroce et mystique, fut le véritable fondateur de la domination arabe en Afrique. Il conquit d'abord les villes du littoral sur les chrétiens de l'empire de Byzance, bâtit, sous l'inspiration explicite d'Allah, Kairouan et sa grande mosquée, puis s'empara de toute la région occupée par les montagnards berbères. De conquêtes en conquêtes il poussa jusqu'aux oasis du Sahara et pénétra dans le Maroc. Il ne fallut rien moins que le rivage de l'Atlantique pour arrêter sa marche victorieuse.
Source : Gallica

Ferdinand de Navenne Revue des Deux Mondes

C’est toujours une volupté de se promener dans l’ombre et la fraîcheur quand, à quelques pas de soi, le soleil darde des rayons de fou. Mon ambition serait de revenir à Kairouan pendant la canicule et de circuler en plein midi dans l’oasis de marbre, au milieu des palmiers au tronc lisse ou cannelé, entre les arbres de cipolin, de granit oriental, de porphyre, de brèche, d’onyx, les uns couronnés de la feuille d’acanthe ou de la volute d’Ionie, les autres du chapiteau calathiforme, produit du caprice byzantin.
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François de Gélis Trois mois en Tunisie : journal d'un volontaire (1882)

Le commerce de Kairouan est très-actif, on y fabrique de la poterie, on y prépare les peaux de moutons et on y tisse certaines étoffes de laines.
La ville est entourée de murailles assez bien conservées, mais qui seraient absolument nulles comme obstacle défensif.
Les Kairouanais nous regardent en général avec cet air d'indifférence, habituel aux Arabes; du reste, tous les défenseurs fanatiques de la ville sainte sont partis ; ceux qui sont restés ici sont des commerçants qui voient notre passage dans la ville plutôt avec joie qu'avec peine.
Source : Gallica

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