Frédéric Verne

Élements biographiques

Frédéric Verne Vingt jours en Tunisie (1892)

Des gens graves, jeunes et vieux, drapés dans leurs burnous, entrent successivement dans la mosquée. Par la porte ouverte, nous voyons leurs formes blanches s'agenouiller dans la pénombre de l'intérieur, et s'incliner à plusieurs reprises, les bras étendus, le front touchant le sol; le murmure des prières vient jusqu'à nous, puis les fidèles se dispersent silencieux.
Pendant que Cuinet remplit les obligations que lui impose son grade, nous nous engageons sur les remparts sous la conduite du lieutenant Savignard et du guide Hassin.
Source : Gallica

Frédéric Verne Vingt jours en Tunisie (1892)

Point d'arbres, rien que la terre jaune avec quelques taches d'une herbe jaunâtre ou d'une oige clairsemée que la sécheresse a jaunie aussi. La vue est triste. En avant de Kairouan, des cactus en fourrés apparaissent, des buttes s'arrondissent dans la plaine, buttes faites des poussières, des détritus et des immondices séculaires de la ville. A gauche de la gare, s'étend le camp des tirailleurs, avec ses toits rouges et ses
maisons basses droite, hors des portes, nous trouvons notre hôtel, maison arabe qu'on a essayé d'européaniser.
Source : Gallica

Frédéric Verne Vingt jours en Tunisie (1892)

Une vague odeur persistante signale le voisinage de douars. On voit bientôt, à droite et à gauche, leurs larges tentes, à raies noires et blanches, en poils de chameaux tissés.
Un grand remue ménage se produit dans ces camps. Des cavaliers arrivent, et derrière courent des groupes de femmes et d'enfants. Nous sommes entourés, notre voiture ne peut bientôt plus avancer.
Les cavaliers remettent à notre spahi de petits pots de beurre et se tiennent respectueusement à distance, les femmes s'approchent en se bousculant les plus curieuses et les plus hardies se dressent sur le marche-pieds.
Source : Gallica

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