Victor Cambon, De Bone à Tunis, Sousse et Kairouan… (1885)
“ Nous franchissons sans encombre l'épaisse zone de vergers d'oliviers qui borde la mer sur une longueur de 14 à 15 kilomètres ; puis, toute végétation cessant, apparaît la plaine immense, sans limite du côté sud, et laissant apercevoir au nord la masse du Zaghouan ; et dans l'ouest, à quelque 100 kilomètres, une ligne bleuâtre de montagnes, derniers contreforts de l'Aurès. Bientôt se montre sur notre gauche la nappe miroitante du lac ou Sebkha de Sidi Elani, qui ne forme pendant tout l'été qu'un gigantesque bloc de sel et que les pluies ont transformé en un immense étang saumâtre. ”
