Résumé

Victor Cambon De Bone à Tunis, Sousse et Kairouan… (1885)

Nous franchissons sans encombre l'épaisse zone de vergers d'oliviers qui borde la mer sur une longueur de 14 à 15 kilomètres ; puis, toute végétation cessant, apparaît la plaine immense, sans limite du côté sud, et laissant apercevoir au nord la masse du Zaghouan ; et dans l'ouest, à quelque 100 kilomètres, une ligne bleuâtre de montagnes, derniers contreforts de l'Aurès. Bientôt se montre sur notre gauche la
nappe miroitante du lac ou Sebkha de Sidi Elani, qui ne forme pendant tout l'été qu'un gigantesque bloc de sel et que les pluies ont transformé en un immense étang saumâtre.
Source : Gallica

Victor Cambon De Bone à Tunis, Sousse et Kairouan… (1885)

Ce qui frappe le plus le touriste qui entreprend un voyage à travers la Régence de Tunis, c'est l'absence complète de moyens de transports, de routes, de ponts et de services publics. Déjà, en débarquant à la Goulette, on s'étonne de ne pas y rencontrer même l'apparence d'un port : Voyageurs et marchandises sont déchargés du paquebot, mouillé loin du rivage, dans des barques ou des chalands non pontés.
Des rameurs italiens ou maltais les dirigent tant bien que mal jusqu'à l'entrée du chenal qui fait communiquer le golfe avec le lac de Tunis.
Source : Gallica

Victor Cambon De Bone à Tunis, Sousse et Kairouan… (1885)

La fondation de Kairouan remonte à Sidi-Okbah. Ce compagnon de Mahomet, guerrier féroce et mystique, fut le véritable fondateur de la domination arabe en Afrique. Il conquit d'abord les villes du littoral sur les chrétiens de l'empire de Byzance, bâtit, sous l'inspiration explicite d'Allah, Kairouan et sa grande mosquée, puis s'empara de toute la région occupée par les montagnards berbères. De conquêtes en conquêtes il poussa jusqu'aux oasis du Sahara et pénétra dans le Maroc. Il ne fallut rien moins que le rivage de l'Atlantique pour arrêter sa marche victorieuse.
Source : Gallica

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