Résumé

Adolphe-Louis Leroy D'Alger à Tunis, avril 1884-avril 1885… (1886)

Tout est gris d'abord, indistinct, puis pâle, puis rose, vert, blanc, éblouissant, aveuglant. Fermez les yeux; l'implacable lumière va pendant, 12 heures inonder les moindres recoins de la ville et leur donner une teinte uniforme.
Vous partez le mardi soir pour Bougie, Bône ou Tunis ? — Restez, je vous prie, si la nuit est sombre, sur le pont du paquebot. Vous aurez, sous les yeux, un plan fantastique de la ville d'Alger, plan dessiné par des lignes et des points lumineux. Au niveau de la mer on dirait une voie lactée, une coulée d'argent
Source : Gallica

Adolphe-Louis Leroy D'Alger à Tunis, avril 1884-avril 1885… (1886)

Elle surplombe de 100 à 200 mètres l'Agrioun, d'un gris sale ou d'un brun lessive. Les eaux se tordent, se brisent, tombent en cascade, s'engouffrent dans des catavothres accidentels et éphémères.
Les flancs de l'énorme cassure dominent la route, et presque à pic, de 1,200 à 1,500 mètres. (Le Takintouch, à l'Ouest, a 1,674 mètres; le Grand Babor, à l'Est, en a 1,990.) Le vent balaie le brouillard qui nous a suivis; des échappées de soleil illuminent l'effroyable crevasse. Des pigeons aux ailes, à la gorge d'un bleu azuré voltigent autour de nous, puis se réfugient dans des grottes naturelles.
Source : Gallica

Adolphe-Louis Leroy D'Alger à Tunis, avril 1884-avril 1885… (1886)

Paysage écrasé par un soleil de plomb, mer plate et lumineuse, sol poudreux, ciel embrasé sur lequel se détachent quelques maigres oliviers ou quelques palmiers penchés sous leurs longs cheveux ! Si le vent souffle en avril et secoue le beau panache de fleurs mâles qui surmonte l'arbre comme une jolie aigrette, les Arabes sont dans la joie; car la fécondation des fleurs femelles se fait dans les meilleures conditions et les plus naturelles : la récolte de dattes sera abondante.
Source : Gallica

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