Résumé

Camille Viré En Algérie : une excursion dans le département d'Alger (1888)

Lorsque, à une ou deux journées de marcheau sud de Teniet-el-Haâd, on s'arrête, au soleil couchant, sur le sommet d'une de ces montagnes aux tons fauves qui forment les derniers escarpements de la chaîne septentrionale de l'Atlas — on voit se dérouler devant soi une immense plaine, coupée çà et là de mamelons rougeâtres et qui s'en va, loin, loin, dans l'horizon infini du sud. Ce sont les Hauts Plateaux. C'est le pays de l'alfa et du diss. L'alfa pousse là naturellement, sans que la main de l'homme y soit pour quelque chose.
Source : Gallica

Camille Viré En Algérie : une excursion dans le département d'Alger (1888)

L'Angleterre n'apprécie pas encore à sa valeur, dit-il, la grandeur et l'importance de l'oeuvre accomplie par la France, pour le compte de la civilisation, sur la côte de Barbarie. Accoutumés comme nous le sommes à pénétrer mentalement au coeur de l'Afrique par la voie du Nil, du Congo ou du Zambèze, nous sommes trop portés à rabaisser le travail moins bruyant peut-être, mais plus sûr et plus durable, que la France poursuit en Algérie et à Tunis, — que de misérables jalousies ne devraient à aucun prix l'empêcher de poursuivre au Maroc.
Source : Gallica

Camille Viré En Algérie : une excursion dans le département d'Alger (1888)

Alger est une capitale de hasard. La nature n'avait pas, comme en d'autres lieux, marqué sur le sol que là où s'élève la ville, là serait la capitale d'un empire qui à son plein développement embrassera des milliers de kilomètres de côtes, qui englobe déjà Tunis, qui absorbera le Maroc et qui s'en ira au sud, loin, loin, par delà le grand désert de sable, rejoindre Saint-Louis du Sénégal, Tombouctou et les stations du Niger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature