Flânerie

Définition et enjeux

Charles Desprez,  Alger l'été, par Charles Desprez… (1865)

“ La pure flânerie, la flânerie proprement dite, mère et souveraine de toutes, celle qui consiste à marcher pour le plaisir de marcher, sans direction ni but, à regarder pour le bonheur de regarder, sans motif ni discernement, compte ici de nombreux amateurs. Il y a des gens qui littéralement se promènent du matin jusqu'au soir, du soir jusqu'à l'aurore. ”
Source : Gallica

Ferdinand Gache,  Collégiens et familles : le travail de l'enfant à la maison… (1906)

“ La flânerie n'est ni frivole, ni dissolue : elle est attentive et recueillie.
Dans la flânerie, dit encore Amiel, « notre âme efface ses plis, se détend, se déroule, renait doucement comme l'herbe foulée du chemin, et, comme la feuille meurtrie de la plante, répare ses dommages, redevient neuve, spontanée, vraie, originale. La rêverie, comme la pluie des nuits, fait reverdir les idées fatiguées et pâlies par la chaleur du jour. Douce et fertilisante, elle éveille en nous mille germes endormis. En se jouant, elle accumule les matériaux pour l'avenir et les images pour le talent. »
”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr,  Vendredi soir, par Alphonse Karr (1835)

“ Mais,ajouta-t-il,il faut, pour que la flânerie soit douce, qu'elle soit aussi sans crainte et sans remords, sans peur et sans reproche ; il faut avoir conquis le droit de s'y livrer corps et ame, car ce n'est pas la flânerie véritable , la flânerie pure et entière que celle a laquelle s'abandonne le corps tandis que l'esprit le gourmande. ”
Source : Gallica

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