Jacques-Antoine-René Perrin, Les Égarements de Julie (1756)
“ J’entre sans lumière : on me délivre de mon argent ; on m’enferme, on ressort. Une demi-heure après j’entendis entrer quelqu’un, qui, de la meilleure grâce du monde, prévient mes caresses : le cœur me bat, je ne doute plus de mon bonheur, je réponds aux transports de ma dulcinée. Sans trop me connaître aux allures d’un tendron, je n’imagine rien de plus alerte ; l’idée remplie de Dona Thérésa, j’admire l’élasticité de sa gorge, je me figure des lèvres appétissantes, je touche des cuisses d’un merveilleux embonpoint : quelle fête pour un tempérament tout neuf ! ”
