Jacques-Antoine-René Perrin, Les Égarements de Julie (1756)
“ Derval, au même instant, sort d’une armoire pratiquée dans le mur, se jette à mes genoux, les embrasse, me serre entre ses bras, m’ôte tout moyen de crier en collant sa bouche sur mes lèvres, me demande pardon, fait de nouvelles fautes ; ses yeux et ses mains trouvent de nouveaux avantages dans mes moindres mouvements : il en profite, tout est à lui. Qu’il faut peu de temps à la volupté pour triompher de la confusion ! Son ardeur me fit bientôt oublier l’état dans lequel il m’avait surprise, je ne songeai plus qu’à en profiter : il venait de découvrir ma faiblesse ”
