Résumé

Mme Ha Dges Montovar Asléga, ou L'infortune secourue par Napoléon… (1831)

« Adieu, lui a dit l’abbesse; adieu, fille angélique; adieu, chère Asléga; » et cette femme de la paix a raffermi, consolé les aveux de son élève, qui ramène avec elle des pressentimens plus doux.
M. Derval jouissait de l'éclat du rang; tout faisait prospérer sa fortune; il voulut que sa fille la suivît et s'en parât dans le monde. Seize ans étaient l’âge d’Asléga, l'innocence, la candeur ses atours et l'ambition, toute la pensée de son père. Quand cette passion subjugue
l’homme faible, que reste-t-il au triomphe de la vérité?
Source : Gallica

Mme Ha Dges Montovar Asléga, ou L'infortune secourue par Napoléon… (1831)

Je t'étonne et je t'intéresse, ajoute-t-elle, Amie; tu sauras ce qui dévora ma jeunesse, ce qui noircit mes années. L'astre recouvert d'un long voile de nuages peut-il briller dans les airs? Hélas !
persécuté , notre génie existe ;
mais sur la plage obscurcie sous les ombrages attristés, souvent il s'évanouit.
« Qui le protége, ma mère? » dit la vierge. « Le ciel et l'amitié, » répond l'abbesse (elle n'avait pas connu l'amour) .
Source : Gallica

Mme Ha Dges Montovar Asléga, ou L'infortune secourue par Napoléon… (1831)

Heureuse d'honorer l'âme qui purifia l'attentat de la violence, la jeune vierge est aux genoux de sa seconde mère qui prononce pour elle le même destin ; son bonheur est un devoir, son admiration est un ravissement!.. L'avenir, comme un tableau révélateur, s'est approché privé de toutes les illusions de la jeunesse, de l'enthousiasme, de l'espérance, et Asléga retrouve aussi l'amie solitaire qui n'est point encore dans les cieux.
Source : Gallica

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