“ Croyez-vous, ma chère amie, que mon affection pour vous changerait si je vous disais ce que je viens de vous dire ? L’amitié se laisse deviner petit à petit et ne s’impose qu’à la longue. Remarquez la suite logique de ces sentiments de l’âme : respect, estime, affection, amitié. De tous les sentiments du cœur humain l’amitié en est le dernier, parce qu’il est le plus élevé, le plus difficile à atteindre et le dirai-je ? à maintenir. Il est doux, suave, consolant. Le respect et l’estime viennent de l’intelligence, l’affection vient du cœur, mais l’amitié provient de l’esprit et du cœur. ”
May Ziadé
Résumé
« Fleurs de rêve », recueil de poèmes de May Ziadé, publié sous le pseudonyme d’Isis Copia, explore avec délicatesse les thèmes de l’amitié, de la nature et des émotions humaines. À travers des images poétiques comme les « flots », les « montagnes » ou le « crépuscule », l’auteur évoque la fragilité du bonheur et la force face à la souffrance.
Les personnages tels que Sidonie ou les « oiseaux » incarnent des liens affectifs et des symboles de liberté. Ce recueil, riche en mélancolie et en réflexions existentielles, célèbre la beauté de l’âme humaine en dialogue avec l’immensité du monde.
Citations de Fleurs de rêve (May Ziadé)
“ La joie vous délaisse après vous avoir longtemps souri, les dangers vous assiègent de toutes parts, les angoisses vous déchirent, les larmes amères que vous versez dans la solitude brûlent vos yeux et votre cœur, mais vous n’en êtes que plus grands. Vous avez l’honneur de souffrir noblement, vous avez le bonheur ineffable de le comprendre. Le bonheur de l’homme réside en l’homme lui-même : l’homme courageux et intelligent sait mettre des notes douces dans sa douleur, il sait donner à sa mince nourriture le goût des meilleurs repas, à son eau l’âme et la couleur du vin ”
“ Quel bonheur de jouir de cet horizon éblouissant, des ondulations infinies des montagnes et des champs, de toute l’immensité bienheureuse de la mer lointaine, et de l’intensité caressante de cette lumière qui coule généreusement du sein du firmament remplissant la forêt de guirlandes d’ombre et de couleurs éclatantes, et déversant sur tout ce qui nous environne une voluptueuse béatitude ! Mais un grand nuage blanc voile le soleil et tout l’horizon s’emplit d’une douce et discrète mélancolie ; la brise fraîche fait trembler les feuilles en balançant les minces cimes des pins amis... ”
