Paul Kerlor, Les voix de l'âme : le conte de l'hirondelle… (1892)
“ Cette funeste passion a grandi de jour en jour dans mon cœur; elle a grandi pour devenir plus exigeante, plus implacable que jamais. Tu m'as entendu fréquemment refuser de prendre livraison des diamants qui m'étaient présentés. Tu m'as vu ne les accepter qu'à regret. Jamais, je te le répète, jamais je n'ai voulu travailler, ni pour le roi, ni pour les personnes qu'il aime le plus. C'est que vois-tu, Olivier, je me redoute moi-même. Aussitôt que j'ai livré une belle parure, l'ombre de la mort passe devant mes yeux pour me dire : « Les morts n'ont pas besoin de parure. » Je rêve durant la nuit. ”
