Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

Résumé

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Les Bijoux fatals

Quelques moments se passent, un homme arrive en chantant et en fredonnant, le panache de son chapeau flotte au vent et ses éperons sonnent sur le pavé. Comme un tigre qui fond sur sa proie, Cardillac s’élance de sa cachette sur le passant qui tombe en râlant. Je pousse un cri d’horreur et je me précipite sur Cardillac. Je le trouve écrasant du genou l’homme étendu à terre.
— Maître Cardillac, que faites-vous ? dis-je, en criant à haute voix.
— Malédiction ! hurle Cardillac.
Et avec la promptitude de l’éclair, il passe devant moi et s’enfonce dans les ténèbres.
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Il écouta avec beaucoup de calme et d’attention tout ce qu’elle dit sur ce crime affreux, sur la situation d’Olivier, sur le caractère du jeune homme. Lorsqu’enfin la demoiselle se tut, exténuée, et essuya ses larmes, La Reynie répondit avec impassibilité :
— Je ne suis pas étonné, mademoiselle, de vous voir intercéder en faveur d’une jeune fille pleine d’attachement pour son fiancé et de vous voir croire à tout ce qu’elle vous a dit pour le disculper. C’est le propre des femmes de votre mérite d’avoir le cœur sensible et de repousser tout d’abord la supposition d’un crime.
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Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Les Bijoux fatals

Cependant maintenant que Cardillac est mort, aucune torture ne pourra me faire révéler le secret qu’il a emporté dans la tombe. Je ne veux pas que Madelon ait à rougir de son père ; je ne veux pas que la vengeance humaine aille déterrer le cadavre et que le bourreau flétrisse des ossements déjà réduits en poussière, non ! Madelon me pleurera parce qu’elle sait que je ne suis pas coupable, mais le temps triomphera de la douleur que pourra lui causer mon supplice, tandis qu’elle souffrirait éternellement si elle connaissait les forfaits de ce père qu’elle n’a cessé d’adorer.
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