Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Les Bijoux fatals
“ Quelques moments se passent, un homme arrive en chantant et en fredonnant, le panache de son chapeau flotte au vent et ses éperons sonnent sur le pavé. Comme un tigre qui fond sur sa proie, Cardillac s’élance de sa cachette sur le passant qui tombe en râlant. Je pousse un cri d’horreur et je me précipite sur Cardillac. Je le trouve écrasant du genou l’homme étendu à terre. — Maître Cardillac, que faites-vous ? dis-je, en criant à haute voix. — Malédiction ! hurle Cardillac. Et avec la promptitude de l’éclair, il passe devant moi et s’enfonce dans les ténèbres. ”
