Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Le Fils du notaire, par Paul-L. Jacob… (1844)

Elle cacha sa tète contre sa mère, et se mit à pleurer de plus belle.
— Mon ami, comme tu la grondes ! dit madame Delmas d'une voix douce et triste.
— C'est qu'elle est insupportable ! reprit
M. Delmas, toujours avec sa grosse voix. Elle sera ce soir au pain sec !
Les gémissements de Delphine ne s'entendirent plus: sa poitrine était si gonflée qu'elle suffoquait.
— Mon ami, mon Charles, je t'en conjure, ne sois pas si sévère!... dit madame Delmas avec une expression de tristesse adorable dans le regard. La pauvre entant est si sensible! Vois, elle étoufferait !... Mou Dieu!
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Le Fils du notaire, par Paul-L. Jacob… (1844)

Le petit Paul tournait la mécanique , et c'était dans la chambre un rantanplan sonore, assourdissant, continuel. Delphine, qui venait de jeter sa poupée dans un coin, contemplait avec admiration le majestueux tambour, Tout à coup elle s'approche de Paul, et, l'entourant de ses petits bras caressants, elle lui fait lâcher la manivelle du tambour. En même temps elle s'en empare,et se met à tourner la mécanique avec violence, comme un joueur d'orgue de Barbarie. Paul la regarde d'un oeil stupéfait ; il ne comprend pas d'abord un si rapide escamotage, et sa main continue à tourner machinalement.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Le Fils du notaire, par Paul-L. Jacob… (1844)

DU NOTAIRE. 57
—Mes larmes ! continua-t-elle en s'essuyant les yeux avec vivacité; oh! gardons-les pour mes enfants'.... Que vont-ils devenir?...c'est pour eux que je tremble, pour eux seuls!... Dieu m'est témoin que je serais brave, si je n'étais pas mère!...
Et il y avait tant de désespoir dans ces cris échappés du fond de son âme, que la malheureuse eût fait pitié au plus insensible des hommes. M. Cantal ne pouvait s'empêcher de pleurer.
Source : Gallica

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