Résumé

Portrait de Jules Lacroix Jules Lacroix Le Masque de velours, par Jules Lacroix (1844)

Ah! pourquoi m'a-t-on instruit ? pourquoi cette éducation brillante et dangereuse, qui a développé dans mon âme ce feu dévorant? J'ai lu, étudié, réfléchi... Oh! misérable! J'ai compris le beau... et je suis condamné à ne jamais être compris, moi!.... Philosophes, poètes, vous m'avez perdu! Vous êtes mes ennemis! Je vous hais !... Laissez-moi ! laissez-moi !
—Mon Dieu! il est fou, ce pauvre enfant!... balbutiait Bernard en levant les mains au ciel. Ayez pitié de lui, Seigneur!...
Isidore, au lieu de se calmer, semblait au paroxisme de son exaltation.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lacroix Jules Lacroix Le Masque de velours, par Jules Lacroix (1844)

Isidore s'inclina respectueusement, et mit de nouveau la main sur son coeur.
— Oui. mon cher Isidore, continua Mathilde , laissez-moi faire, et vous verrez si je suis ingrate... Un jour ou l'autre, M. de Brémeule sera puissant, et alors....
— Oh! madame, interrompit Isidore d'une voix suppliante et brisée, ce que je vous demande, ce que je demande au ciel avec des prières ardentes, c'est de mourir pour vous !
— Mourir, Isidore? Non, non, mais vivre ! voilà ce qu'il faut dire... Eh bien!
Source : Gallica

Portrait de Jules Lacroix Jules Lacroix Le Masque de velours, par Jules Lacroix (1844)

Seulement mon bras est armé !
— Bien ! bien, Isidore ! Vous avez du courage!..
— Non, mais du dévouement... Je suis un serviteur... fidèle ! Parlez, quel est votre ennemi, je veux le savoir? continua-t-il avec force, en fronçant les sourcils d'une façon menaçante.
— Isidore, vous le connaissez déjà... il sait déjà qui vous êtes..il a déjà senti la pesanteur de votre bras.
Isidore sourit avec amertume.
— Son nom ? j'attends son nom ?
— Le marquis de Norval ! dit Mathilde.
Source : Gallica

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