Jules Lacroix,
Le Bâtard, par Jules Lacroix. Tome 2
(1839)
“ Au théâtre, dans les maisons de jeu, dans les clubs, Léopold voyait toujours cet homme apparaître en face de lui, avec sa figure livide et grimaçante, absolument comme un fantôme, comme : le spectre de Banque devant Macbeth. Mainte fois l'impétueux jeune homme s'était vu au moment d'étrangler Tyrconnel ou de le jeter par la fenêtre; mais jusqu'alors il s'était contenu tant bien que mal, et n'avait pas voulu châtier trop rudement un homme dont l'insolence pouvait n'être après tout qu'une espèce de folie, et qui d'ailleurs était assez lâche pour refuser un duel ! ”
