Th. Bentzon, Revue des Deux Mondes
“ J’étais sa femme de ménage, dit humblement Betsy. On eût dit que l’inconnue ne pouvait trouver d’expression pour rendre la rage qui l’étouffait ; elle montrait le poing aux murs, frappait du pied le plancher, tout cela si nu, si pauvre ! S’apercevant tout à coup qu’elle portait des bracelets, elle les arracha et les jeta au loin, déchirant sa robe pour mettre à l’aise sa poitrine haletante sous des dentelles fripées. Enfin elle tomba de nouveau à genoux devant le cercueil et, fondant en larmes, ensevelit son visage dans la « blouse volante » usée, rapiécée, que portait la morte. ”
