Salvador Quevedo y Zubieta,
L'étudiante : notes d'un carabin
(1889)
“ Me voilà donc avec Betsy et Philippe à la grande porte de la maison de ventes qui s'ouvre sur la rue Chauchat. Quelques minutes s'écoulent avant la descente de nos meubles. On a le temps d'observer ce qui se passe autour de soi. C'est par cette porte que se fait le double mouvement des objets vendus ou à vendre. Peu à peu l'agitation s'accroît; une foule d'hommes et d'enfants dépenaillés, à mines faméliques, grillent sur le trottoir dans l'attente d'une corvée. Les meubles passent vite; de riches mobiliers sont emportés, bousculés pêle-mêle avec de vieilles carcasses. ”

