Charles de Varigny,
La Femme aux États-Unis
“ Dans ce domaine nouveau, l’influence de la femme domine. En quittant l’Angleterre, elle n’y a laissé ni ses habitudes ni ses traditions. Tout émigrant, riche ou pauvre, porte un monde avec lui : monde invisible d’idées, résultat de l’éducation première, héritage des générations précédentes, dont on ne s’affranchit, quand on s’en affranchit, qu’à la longue, mais que la plupart consentent pieusement. N’est-ce pas là le fond même de l’individualité, ce qui fait du colon un être distinct des autochtones, s’estimant supérieur à ceux dont il occupe le sol et qu’il soumet ou supprime ? ”
