Résumé

C. de Varigny Le Journalisme aux États-Unis

« Appelons les choses par leur nom, disait le New-York Herald, ce prétendu mouvement est une retraite devant des forces supérieures. » Constamment tenue en éveil, surexcitée par la presse, l’opinion publique ne s’égara pas : elle entendit la vérité et sut la comprendre ; elle ne s’endormit pas dans ce calme menteur d’où un peuple ne sort qu’exaspéré contre son gouvernement et sans confiance en lui-même. Nous en avons fait une triste et douloureuse expérience. Le silence imposé à la presse est aussi fatal au pouvoir qui l’impose qu’au peuple qui le subit.
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C. de Varigny Le Journalisme aux États-Unis

Dans une ville comme New-York, écrivait-il il n’y a pas de limite à l’esprit d’entreprise ; le travail, la capacité et le talent peuvent tout oser. L’année dernière, quand je commençai la publication de mon journal, sans capital et sans amis, on se moquait de moi, j’étais un fou, un cerveau fêlé. A force de travail, d’économie et de détermination, je me suis maintenu, j’ai eu raison de mes adversaires, et j’inaugure aujourd’hui dans le journalisme une ère nouvelle dont les résultats étonneront un jour l’Amérique entière.
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C. de Varigny Le Journalisme aux États-Unis

Les journaux inféodés aux partis n’avaient ni le temps ni les moyens de satisfaire à ces besoins nouveaux. Il fallait créer une pressé nouvelle, ce que l’on a appelé depuis la presse indépendante : elle date de 1832.
Un homme dont le nom est bien connu en Europe, le fondateur et le propriétaire du New-York Herald, J. Gordon Bennett, l’incarnation du journalisme aux États-Unis, est entré le premier dans la voie nouvelle. L’immense fortune qu’il a réalisée, l’éclatant succès de sa tentative hardie, prouvent la puissance d’une idée juste, saisie à temps et suivie avec persévérance.
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