C. de Varigny, Le Journalisme aux États-Unis
“ « Appelons les choses par leur nom, disait le New-York Herald, ce prétendu mouvement est une retraite devant des forces supérieures. » Constamment tenue en éveil, surexcitée par la presse, l’opinion publique ne s’égara pas : elle entendit la vérité et sut la comprendre ; elle ne s’endormit pas dans ce calme menteur d’où un peuple ne sort qu’exaspéré contre son gouvernement et sans confiance en lui-même. Nous en avons fait une triste et douloureuse expérience. Le silence imposé à la presse est aussi fatal au pouvoir qui l’impose qu’au peuple qui le subit. ”
