Résumé

Du Monopole et des priviléges de la presse parisienne (1866)

Rendez aux journaux de province les 200,000 abonnés que la presse parisienne vient ainsi leur enlever, et ils n'auront pas de peine à être aussi bien rédigés que leurs rivaux, à offrir une lecture tout aussi variée, tout aussi intéressante, tout aussi instructive.
Du moment où l'Etat aura renoncé au monopole du transport des feuilles publiques, celles de la capitale n'auront plus droit à une exception, à une modération de taxe, à un privilége postal quelconque. Elles rentreront enfin à cet égard dans le droit commun, comme le veulent les grands principes de 1789.
Source : Gallica

Du Monopole et des priviléges de la presse parisienne (1866)

Vous avez déjà abandonné l'autorisation préalable, ainsi que le droit discrétionnaire de suspension et de suppression; vous avez, en outre, affranchi les journaux politiques et littéraires de l'impôt du timbre. Achevez votre oeuvre de réformation de la presse périodique, conformément au véritable esprit des grands principes de 1789, en renonçant désormais à vous imposer à elle comme intermédiaire pour le transport et la distribution de ses produits ; et qu'elle ait, à l'avenir, la faculté, mais non l'obligation de se servir de la poste pour ce détail de sa fabrication et de son exploitation.
Source : Gallica

Du Monopole et des priviléges de la presse parisienne (1866)

L'abus est le mauvais côté de la liberté de la presse, et malheureusement il en est inséparable. Aujourd'hui il y aurait plus que de la folie à vouloir supprimer la cause pour détruire l'effet; mais il appartient à la politique de savoir, par une intelligente réglementation, amoindrir, dans l'intérêt général, le danger permanent qui résulte de l'existence d'un mal inévitable, nécessaire.
Source : Gallica

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