Résumé

J. Palle Du droit commun en matière d'annonces judiciaires et de timbre (1865)

D'ANNONCES JUDICIAIRES
ET DE TIMBRE
I
MONOPOLE ET FAVORITISME.
Il ne faut pas se lasser de réclamer le droit commun. C'est en même temps protester contre le régime dictatorial ou de bon plaisir, qu'on n'a jamais eu la pensée d'éterniser en France et pour lequel il ne saurait y avoir de prescription.
Un peuple n'abdique pas. Dans les moments de péril, il peut donner des pouvoirs exorbitants, exceptionnels à l'homme de son choix et voiler momentanément la statue de la liberté. Cela ne peut durer.
Source : Gallica

J. Palle Du droit commun en matière d'annonces judiciaires et de timbre (1865)

Pour la politique il faut consulter le grand Moniteur.
Puis on traite quelques questions d'économie générale, sans bruit, sans fruit, comme par mégarde ; puis on fait de la haute économie, puis on obtient le privilége de publier, le premier, le bilan de la Banque de France, puis on double son format, puis on reçoit le compte rendu des séances du corps législatif avec les grands journaux, puis on expédie en province, puis en pays étrangers ; on le recommande aux préfets, on paie des porteurs sur la voie publique, on détache des voyageurs chargés d'organiser la vente...
Source : Gallica

J. Palle Du droit commun en matière d'annonces judiciaires et de timbre (1865)

Ego le baptizo, il faut avoir renoncé au satan de la révolution, aux pompes et aux oeuvres des partis. Mais cela ne suffit pas. Là on ne veut qu'un journal et un journal officieux; ici on daigne tolérer un seul journal d'opposition. Allez ailleurs planter votre tente, si mieux vous n'aimez acheter l'exploitation d'un des journaux privilégiés.
Si vous prenez ce parti, la cession d'un journal comprendra non-seulement la clientèle, mais le titre nu, l'autorisation. Encore un résultat du monopole : la vente à prix d'argent de ce qu'on a obtenu à titre gratuit.
Source : Gallica

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