Résumé

Du journalisme, ou il est temps d'en finir avec la mauvaise presse… (1832)

Quoi ! la récidive d'un abus de confiance entraînera peut-être une aggravation de peine de cinq ou dix années, et une récidive, dix fois, vingt fois renouvelée du délit de la presse, serait à peu près insensible à la position du coupable. Un serviteur qui me trompe, abuse-t-il moins de ma confiance, qu'un journal que je paie pour m'instruire de la vérité et qui me ment chaque matin? Changez-le, me dira-ton. Non, répondrai-je. La presse est libre pour bien et non tout dire. La vérité doit être dans toutes les feuilles
Source : Gallica

Du journalisme, ou il est temps d'en finir avec la mauvaise presse… (1832)

Beaucoup de déplacement, de mouvement sans rien produire, et cependant voilà ce qu'ils appellent progrès. Ils sont, sans doute, l'écho du journalisme, habile à saisir cette nuance des sensations de cette portion de la société, dont ils forment l'opinion. De là, une opposition extrême pour entretenir l'opinion factice de son lecteur, de fausses nouvelles pour flatter sa curiosité, sans craindre même qu'il n'ouvre les yeux au démenti ou désaveu du lendemain, des injures contre ce qu'il y a de plus vénérable, de plus vertueux, de plus élevé dans l'état ou dans la société
Source : Gallica

Du journalisme, ou il est temps d'en finir avec la mauvaise presse… (1832)

Or, dans la marche actuelle de la mauvaise presse périodique, cette bonne foi existe-t-elle? La vérité qui devrait lui servir de base, apparaît-elle aux lecteurs chaque jour? Non, Jamais le journalisme n'a menti avec plus de constance, plus d'effronterie, plus d'audace. Jamais le journalisme n'a empilé les uns sur les autres plus de sophismes, entassé ou ressassé plus de sottises métaphysiques inintelligibles.
Source : Gallica

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