F. Joncières, A propos du projet de loi sur la presse… (1868)
“ Inutile aux uns, gênante pour les autres, la signature n'est réellement profitable qu'à ceux qui n'écrivent pas. Il peut, en effet, se rencontrer tel propriétaire ou tel gros actionnaire de journal qui, tenté de jouer un rôle et de paraître « sur la scène politique, » fera l'honneur de sa signature à des articles dont il n'aura pas écrit un traître mot. En se parant ainsi de plumes d'emprunt, on se donne une certaine importance, on devient écrivain à bon marché, on arrive à dire sans sourciller : « Mes idées! mes articles! » comme on dit superbement : « Mes rédacteurs ! » ”
