Résumé

Maurice de Foblant Liberté de la presse. [Par M. de Foblant… (1867)

Aux yeux de ceux qui la connaissent bien, la liberté apparaît, de prime vue, avec des contours aussi définis que ceux d'un être corporel, d'un être vivant et agissant. Ceuxlà savent qu'elle ne peut subsister qu'à la condition d'être elle-même, c'est-à-dire pourvue de tout ce qui constitue son organisme, rien de plus, rien de moins. Or, s'il est vrai de dire, comme cela se répète souvent, que la liberté de chacun de nous a pour limite le droit du voisin, ce droit n'est pas seulement la limite, il est l'essence même de la liberté prise dans son acception philosophique et générale.
Source : Gallica

Maurice de Foblant Liberté de la presse. [Par M. de Foblant… (1867)

Du moment qu'on a pris ses mesures pour qu'aucun délit de presse ne reste impuni, quel profil, nous le demandons, — s'il n'y a point d'arrières-pensées, — peut-on trouver à multiplier le nombre des coupables, et à vouloir, dans ces sortes d'affaires, en atteindre toujours deux ou trois ? Il suffit d'un, pourvu qu'il n'échappe pas. Or voici quelles seraient, suivant nous, la règle à suivre et la gradation à observer pour assurer toujours la répression sans atteindre jamais la liberté.
Source : Gallica

Maurice de Foblant Liberté de la presse. [Par M. de Foblant… (1867)

Si, pour de bonnes raisons, il n'y a guère aujourd'hui de lions dans la presse française, il reste en Europe des gouvernements qui, absolus ou non, savent que la presse est une puissance, et qui se montrent, à cause de cela, plus disposés à la gouverner qu'à l'affranchir. C'est là un fait qui, pour se reproduire sous les régimes les plus divers, n'en reste pas moins une faute grave. Qu'il aspire ou non à devenir parlementaire, tout gouvernement, si peu qu'il soit représentatif, doit admettre que la liberté de la presse est de son essence môme.
Source : Gallica

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