Dépôt légal

Définition et enjeux

Adrien-Henri Huard,  Répertoire de législation, de doctrine et de jurisprudence en matière de propriété littéraire et artistique… (1891)

“ Le dépôt laisse donc entière la question de propriété ; et s'il est exact de dire que tout individu qui fait imprimer un ouvrage sous son nom et qui en fait le dépôt légal en est, aux yeux de la loi, présumé le propriétaire, cette présomption cède à la preuve contraire, et le déposant peut être dépossé dé judiciairement par le véritable auteur.
Mais les tiers poursuivis comme contrefacteurs
sont sans qualité pour contester par eux-mêmes la
propriété du déposant à qui profite.la présomption.
”
Source : Gallica

Mollot,  De la Justice industrielle des prudhommes… (1846)

“ Le dépôt n'est que le moyen légal pour exercer l'action.
Art. 6. Tout particulier qui voudra s'assurer la propriété de sa marque est tenu, conformément à l'art. 9, section 1re du titre 2 de notre décret du 44 juin 1809, de verser une somme de six francs entre les mains du receveur de la commune : cette somme, ainsi que toutes les autres qui seraient comptées pour le même objet, seront mises à la disposition des Prud'hommes ou du maire, et destinées à faire l'acquisition des tables et à les entretenir. Le préfet en surveillera la comptabilité.
”
Source : Gallica

Onésime Masselin,  Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)

“ Le dépôt n'est parfait que par la tradition réelle ou feinte de la chose déposée. L'article 1919, qui contient cette règle, ajoute que la tradition feinte consiste dans la volonté de laisser entre les mains d'un individu, à titre dépôt, un objet appartenant au déposant et que le dépositaire avait déjà en sa possession, à tout autre titre, prêt, mandat, etc. Le contrat dédépôt naît de ce moment. Quant à la tradition réelle, c'est la remise matérielle de l'objet entre les mains du dépositaire. ”
Source : Gallica

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