Résumé

Maurice Désiré Garnier Répertoire général et raisonné de l'enregistrement… (1878)

Au contraire, la capacité de consentir est forcément essentielle à l'existence même du contrat; son absence produisant nécessairement absence de consentement et dès lors absence de convention, il est palpable qu'il n'y aurait pas lieu de faire briser dans un certain délai un contrat qui n'existe pas. Ainsi, qu'un jeune enfant, un fou, un homme ivre au point de n'avoir plus sa raison, un malade en délire, signe un acte de vente, il est clair qu'il n'y a rien de fait et que le prétendu contrat se trouve radicalement et éternellement nul.
Source : Gallica

Maurice Désiré Garnier Répertoire général et raisonné de l'enregistrement… (1878)

« Le cautionnement, dit Pothier des Obligations n° 366, est un contrat par lequel quelqu'un s'oblige pour un débiteur, envers le créancier, à lui payer, en tout ou en partie, ce que le débiteur lui doit, en accédant à son obligation. » C'est la même idée que le Code a reproduite en définissant en ces termes, par l'art. 2011, l'obligation de la caution : « Celui qui se rend caution d'une obligation se soumet envers le créancier à satisfaire à cette obligation si le créancier n'y satisfait pas lui-même. »
Source : Gallica

Maurice Désiré Garnier Répertoire général et raisonné de l'enregistrement… (1878)

Or, dans la théorie du mandat fictif, que dire, à l'égard de la propriété, de cette période qui s'écoule entre la vente et l'acceptation du command ? Du moment de la vente, la propriété a cessé de résider sur la tête du vendeur, mais elle n'a pas encore passé sur celle du command qui n'a pas été élu et qui n'a pas accepté ; elle ne se fixe pas non plus sur la tête de l'acquéreur qui, n'étant qu'un mandataire, ne comparaît que pour autrui et ne peut stipuler pour lui-même. Cependant, il est impossible que la propriété demeure un instant incertaine, c'est dans la nature des choses.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature