La mitoyenneté désigne un droit réel partagé par plusieurs propriétaires sur une chose indivise, telle qu’un mur, une clôture ou un puits, nécessaire à l’usage de leurs biens. A. Weiss la définit comme une communauté spécifique entre voisins, tandis que F. Vuillaume souligne la propriété commune de parties distinctes d’un même mur. Charles Demolombe évoque son acquisition par convention ou par prescription, et Louis Josserand précise les modalités légales de cette transmission.
Albert André insiste sur la présomption de mitoyenneté pour les murs séparant des fonds, et Hilbert la qualifie de droit réel, distinguant l’objet du droit lui-même. Ces approches, mêlant doctrine juridique et pratique, illustrent la complexité de cette notion, ancrée dans le Code civil et les usages fonciers, qui structure la cohabitation des propriétaires.