James Fenimore Cooper

James Fenimore Cooper

Résumé

Portrait de James Fenimore Cooper James Fenimore Cooper,  Le Porte-Chaîne

“ Quoi ! ce n’est pas une Indienne ; c’est Ursule, l’Ursule du porte-chaîne, l’Ursule de Priscilla Bayard ; le roitelet de Susquesus !
André m’entendit sans doute ; car il s’arrêta dans la cour et me dit :
— Oui, c’est Ursule, ma nièce. L’enfant est comme l’oiseau moqueur ; elle retient les airs de toutes les langues et de tous les peuples. Quand elle chante une de nos romances hollandaises, Mordaunt, elle m’attendrit jusqu’au fond du cœur ; et elle chante aussi l’anglais, comme si elle ne connaissait pas d’autre langue.
”
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Portrait de James Fenimore Cooper James Fenimore Cooper,  Le Porte-Chaîne

“ Les jours sont courts pour tout le monde, courts pour vous surtout, malgré vos soixante-dix ans, tandis que l’éternité n’a pas de fin. Oubliez le bois, oubliez les garçons et les filles, oubliez la terre et tout ce qu’elle contient !
— Vous ne voulez pas que je vous oublie, Prudence, interrompit Mille-Acres, vous, ma femme depuis quarante longues années, vous que j’ai prise jeune et belle, qui m’avez donné tant d’enfants, et qui avez toujours été une femme fidèle et laborieuse !
”
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Portrait de James Fenimore Cooper James Fenimore Cooper,  Le Porte-Chaîne

“ C’est la loi de Dieu de pardonner à vos ennemis, Aaron. Allons, il faut pardonner au porte-chaîne, et ne point partir pour le monde des esprits avec du fiel dans le cœur.
— Mille-Acres ferait bien mieux, Prudence, de demander à Dieu de lui pardonner à lui-même, dit André. Ce n’est pas que je dédaigne le pardon de qui que ce soit. Je puis très-bien avoir dit ou fait quelque chose qui ait pu blesser votre mari ; car nous sommes rudes et grossiers, et nous avons notre franc-parler dans les bois. Que Mille-Acres me pardonne, soit !
”
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