Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac
“ En effet, le décès du vieillard avait l’attrait d’un problème. Mais le docteur ne se savait pas malade, il avait des illusions, et ni la pauvre Ursule, ni Savinien, ni le juge de paix, ni le curé ne voulaient par délicatesse l’éclairer sur sa position ; le médecin de Nemours, qui le venait voir tous les soirs, n’osait lui rien prescrire. Le vieux Minoret ne sentait aucune douleur, il s’éteignait doucement. Chez lui l’intelligence demeurait ferme, nette et puissante. Chez les vieillards ainsi constitués, l’âme domine le corps et lui donne la force de mourir debout. ”
