Antoine Jay,
Les hermites en prison. Tome 2
(1823)
“ Si Dieu me prête vie, je ne manquerai pas de dire, en parlant des événemens passés : « C'était un an, deux ans, trois ans après ma prison de Sainte-Pélagie. » Car il ne faut pas croire que je sois humilié de ma détention : je m'en fais un titre de gloire; et, à défaut d'autre, je me contente de celui-là ; l'envie la plus acharnée ne pourra me l'enlever. On me traite comme on a traité les plus grands hommes; c'est quelque chose, et le seul rapprochement me fait plaisir. Cependant, malgré toutes les délices de Sainte-Pélagie, je commence à compter les jours; ils sont si beaux au mois de mai ! ”
