Prison de la Santé

Définition et enjeux

Louis Mathurin Moreau-Christophe De l'état actuel des prisons en France… (1837)

Infirmeries. — Toutes ces causes agissent d'une manière rapide sur la santé du détenu. Aussi l'infirmerie, — si tant est qu'il y ait une infirmerie, à part de la prison, — n'est-elle jamais sans malades. Le rhumatisme, la diarrhée, les catarrhes opiniâtres, l'étiolement, la molesse des chairs, la bouffissure, l'anasarque, le scorbut, les cachexies diverses , la langueur et l'affaiblissement, au physique comme au moral, sont les maladies dont ils sont le plus souvent atteints.
Source : Gallica

Émile Laurent Les maladies des prisonniers : étude d'hygiène pénitentiaire (1892)

Ces faits viennent à l'appui de ce que je disais tout à l'heure : quand un homme arrive en prison avec un bon état physiologique, le régime a peu de prise sur sa santé, et ne produit qu'un amaigrissement de quelques livres au début; si cet homme arrive à la prison débilité par la misère ou les excès, le régime pénitentiaire ne pourra qu'augmenter cet état de dêbilitation et d'anémie
Source : Gallica

Oscar Commenge Hygiène sociale. La Prostitution clandestine à Paris… (1897)

Si l'incurie de ces femmes pour ce qui regarde leur santé n'était pas aussi étrange qu'inexplicable, elles pourraient trouver facilement dans l'infirmerie spécialement consacrée aux prisonnières les soins exigés par leur maladie ; mais comme elles n'ont aucun souci de leur santé, elles ne se rendent pas à la consultation du médecin de la prison, et c'est seulement à l'expiration de leur peine qu'on constate au dispensaire un état pathologique souvent très grave.
Source : Gallica

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