J M Gerbaud

Élements biographiques

J M Gerbaud Physiologie des systèmes pénitentiaires (1844)

Le général Lafayette a toujours condamné avec force le châtiment de la solitude. «Cette peine, dit-il, ne corrige point le coupable. J'ai passé dans l'isolement plusieurs années à Olmutz, où j'étais détenu pour avoir fait une révolution, et dans ma prison je ne rêvais que révolutions nouvelles.» Cette séparation, qui place le détenu en présence de son crime, ne lui apprend donc pas toujours à le haïr; si son âme est blasée sur le mal, le remords dans l'isolement ne vient pas l'assaillir.
Source : Gallica

J M Gerbaud Physiologie des systèmes pénitentiaires (1844)

C'est ainsi que, dans la solitude morale, on doit exclure hardiment toutes ces causes affectives et affligeantes du système opposé : cet ennui spasmodique, cette lassitude intellectuelle, ce désespoir toujours voisin du fanatisme ou de la folie, ces affections opprimantes, ce chagrin mortel, toutes ces impressions de la noire tristesse, qui obscurcissent l'intelligence, le plus bel ornement de l'humanité. L'existence, dans ce système, est adoucie par la vue de ses semblables, par l'exercice en commun, par l'exécution d'un règlement.
Source : Gallica

J M Gerbaud Influence du système cellulaire sur la santé et le moral des prisonniers (1852)

Cette liberté préparatoire trouve sa garantie dans la reconnaissance , l'émulation et la discipline; elle prépare aux condamnés des ressources pour leur libération définitive, et facilite leur reclassement, soit dans la société ordinaire, soit dans les colonies libres. La liberté préparatoire, par le patronage des citoyens ou de l'Etat, protége les libérés dans l'avenir par une salutaire direction vers le bien, en les restituant à l'indépendance et à la liberté, en les rendant meilleurs, en les défendant contre eux-mêmes, afin que la société n'ait pas à se défendre contre eux.
Source : Gallica

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