Marie Capelle

Élements biographiques

Portrait de Marie Capelle Marie Capelle,  Heures de prison

“ Le ciel vous le rende ! Mais laissez-moi suivre mon idée, laissez-moi sortir... le monde est le monde ; si vous me traitiez avec bonté devant lui, il blâmerait votre pitié... Il ne vous pardonnerait pas d’oublier, quand il se souvient... Adieu, madame... adieu !
Pauvre Mariette ! sa faute fut le crime d’un autre, et, depuis dix ans, elle l’expie sans plaintes et sans révoltes ; depuis dix ans, elle vend toutes les sueurs de son front ; elle verse toutes les larmes de son cœur pour se conserver le droit de gagner le pain de son enfant, pour se ménager la joie de prier au chevet de son berceau.
”
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Portrait de Marie Capelle Marie Capelle,  Heures de prison

“ La vie se plaît souvent à galvaniser des cadavres ; peut-être se serait-elle acharnée à moi ; mais ma pensée, mais mon cœur se seraient abîmés dans les larmes !... Chers amis ! je veux sentir une dernière fois ma main pressée dans leurs mains. Je veux que leur présence résigne l’heure des adieux, comme elle a résigné ses sœurs, mes pauvres heures souffrantes et désolées... Chaque matin, ils ne m’entendront plus leur dire : « Au revoir ! » Se souviendront-ils du moins qu’en partant mon cœur leur a dit : « À toujours ? » ”
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Portrait de Marie Capelle Marie Capelle,  Heures de prison

“ Le pauvret, tout tremblant de sentir trembler sa jeune mère, se cachait sou ? sa mante et nouait ses deux bras à son cou. Mariette, agitée, confuse, tantôt rassurait l’enfant par un sourire, tantôt me regardait en pleurant ; la douleur voilait sur son visage le rayonnement de l’amour maternel, et quand sa tête brune se penchait sur la tête blonde du pauvre petit qui l’appelait « ma sœur, » on eût dit deux oiselets éclos dans un même nid, deux fleurs épanouies sur une même tige, à un intervalle de quelques soleils. ”
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