Edmond de Goncourt,
La Fille Élisa
“ La jeune détenue se trouvait sous le coup d'un jugement pour adultère. ”
La détenue désigne une personne emprisonnée, souvent liée à des enjeux sociaux, moraux et pénitentiaires. Edmond de Goncourt la représente comme un personnage condamné pour adultère, tandis que Pierre Ninous évoque la vie quotidienne des prisonnières dans les préaux.
Victor Hugo, quant à lui, souligne l’humilité des détenus dans Le Dernier Jour d’un Condamné. Eugène Sue et Maxime Du Camp mettent en lumière le rôle des surveillantes et les conditions déplorables de lieux comme Saint-Lazare. Ces approches, diverses, révèlent une réflexion sur la justice, la rééducation et l’humanité dans les espaces carcéraux.
Edmond de Goncourt,
La Fille Élisa
“ La jeune détenue se trouvait sous le coup d'un jugement pour adultère. ”
Pierre Ninous, L’Empoisonneuse
“ PRISONNIÈRE Il est midi. La récréation vient de sonner dans la maison d’arrêt. Le préau est tout aussitôt envahi. Les prisonnières se groupent presque toutes autour d’une surveillante qui porte, comme elles, l’habit des détenues. Elle est grande, mince et pâle. Sa robe de bure aux plis raides a de la grâce ; sa pose, une distinction native où l’on sent comme un reflet du monde. ”
Marie d' Abbadie d'Arrast, Cinquante années de visites à Saint-Lazare (1889)
“ En 1839, les dames du Comité .rencontrèrent une prisonnière trente-quatre fois récidiviste ; nous connaissons des détenues qui n'ont pas encouru un nombre moindre de condamnations ; dans la prison, leurs cheveux ont blanchi et de toutes les détenues, celles-là sont les plus exigeantes, les plus rétives, les plus insupportables ; elles connaissent l'Évangile presque aussi bien que la dame visiteuse et sauront écrire des lettres, dans lesquelles elles exprimeront les sentiments d'une piété touchante. En apparence il n'y a plus rien à tenter pour leur salut. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Une de ces inspectrices, femme d’un âge mûr, d’une figure grave et douce, resta seule avec madame d’Harville dans un petit salon attenant au greffe. On ne peut s’imaginer ce qu’il y a souvent de dévouement ignoré, d’intelligence, de commisération, de sagacité, chez ces femmes respectables qui se consacrent aux fonctions modestes et obscures de surveillantes des détenues. Rien de plus sage, de plus praticable que les notions d’ordre, de travail, de devoir qu’elles donnent aux prisonnières, dans l’espoir que ces enseignements survivront au séjour de la prison... ”
Maxime Du Camp,
Paris bienfaisant
(1888)
“ Avantages de la séparation pour la régénération morale des détenues, 21. — Des femmes honnêtes se dévouent pour les ra- mener au bien, 22. — Louise Crombach, dame inspectrice, favorise l'évasion d'une détenue, 27. — Exclusion des dames visiteuses et introduction des sœurs de Marie-Joseph, 28. — Saint-Lazare est une horrible plaie sociale, 50. — Mlle de Grandpré fonde l'œuvre des Libérées, 38. — Le personnel de la prison se recrute surtout parmi les femmes venues de la province, 46. — Voyez Libérées de Saint-Lazare. ”
Eugène Vouaux, La fiancée du condamné (1879)
“ On ne vous a pas mis en prison pour jouir de toutes vos aises et couler des jours tissés de soie et d'or. N'avez-vous pas remarqué comme moi que ceux qui se plaignent toujours sont ceux sur lesquels il y aurait le plus à dire, soit dans le passé, soit dans le présent? Voyez au contraire le détenu qui ne dit rien, qui fait sa besogne tranquillement, qui mange sa soupe sans crier qu'on l'empoisonne, qui obéit sans commentaires : il y cent à parier contre un que ce détenu avait, dans le monde, une position, qu'il a connu le bien-être et qu'il a reçu de l'éducation. ”
Massacres des prisonniers de l'Abbaye en 1792 racontés par des témoins oculaires (1857)
“ Il ne l'eut pas plutôt entendu, qu'il leva les yeux et les mains vers les cieux, en s'écriant : « Quoi ! c'est vous que l'on conduit en prison, vous, l'ami de l'humanité, le père, bien plus que l'instituteur des pauvres sourds et muets ! Et de quoi vous accuset-on? Quel est donc votre crime? Ah! permettezmoi d'aller admirer vos travaux quand vous serez rendu à votre famille que votre détention va désoler. » ”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
(1829)
“ Ma jeunesse, ma docilité, les soins de l’aumônier de la prison, et surtout quelques mots en latin que j’adressai au concierge, qui ne les comprit pas, m’ouvrirent la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, et firent disparaître la camisole où j’étais paralysé. Après bien des hésitations, on m’a aussi donné de l’encre, du papier, des plumes, et une lampe de nuit. Tous les dimanches, après la messe, on me lâche dans le préau, à l’heure de la récréation. Là, je cause avec les détenus : il le faut bien. Ils sont bonnes gens, les misérables. ”
Henri Colin, Les aliénés dans les prisons :… (1902)
“ Il est cependant une autre catégorie d'aliénés, méconnus et condamnés, dont la destinée est plus malheureuse encore. Nous voulons parler des individus aliénés qu'on rencontre à chaque pas dans les prisons, les colonies pénitentiaires et les lieux de détention militaire. Et, nous y .insistons, il ne s'agit pas ici de détenus devenus aliénés ou de ces déséquilibrés qui sont placés, suivant l'expression consacrée, sur la frontière du crime et de la folie, oscillant perpétuellement entre la prison et l'asile, et pour lesquels on peut concevoir aisément la possibilité d'une condamnation. ”
Étienne Clair, Le mariage d'un prêtre et les difficultés matérielles qu'il entraîne… (1867)
“ Une telle détention dans une maison d'aliénés, que l'on sait tenir quelquefois la place d'une prison, jette toujours un vernis fâcheux sur les antécédents d'un homme, sa conduite, son honorabilité, son état mental. ”
J M Gerbaud, Physiologie des systèmes pénitentiaires (1844)
“ De là, chez le détenu, l'irritation d'esprit, le vif sentiment de l'injustice, l'oubli de son offense et l'absence de remords qui ferment les avenues de son cœur aux conseils généreux du directeur et aux consolations de l'aumônier. Que n'arrive-t-il pas lorsque ces rigueurs intempestives consistent dans la réduction de la nourriture, dans la réclusion ténébreuse?. Le prisonnier alors, pour se soustraire à toutes les peines qui le menacent et l'obsèdent, a recours aux déceptions et à des pratiques d'une nature révoltante. ”
Alexandre Sorel, Le couvent des Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la Terreur… (1863)
“ C'est directement une prison de force dans toute son horreur. Les détenus ne soignent point leurs personnes comme à la Bourbe ; ils sont décolletés, pour la plupart sans cravate ; en chemise, en pantalon, malpropres, les jambes nues, un mouchoir autour de la tête, point peignés, la barbe longue. Les femmes, nos tristes compagnes d'infortune, sombres, rêveuses, sont vêtues d'une petite robe ou d'un pierrot, tantôt d'une couleur, tantôt d'une autre. Du reste, on est assez bien nourri ; à l'unique repas du réfectoire nous avons le pain à discrétion et chacun une demi-bouteille de vin. ”
Raoul Lajoye, Études sur le code pénal, par R. Lajoye… (1879)
“ Le détenu, isolé seulement de ses compagnons de captivité, communique avec les services de la prison, ses parents les plus proches, l'aumônier, les membres des sociétés charitables. L'enseignement primaire ou professionnel, les instructions morales et religieuses, le travail1 occupent ses journées. Une promenade quotidienne au grand air ranime ses forces. ”
Auguste Isabelle, Souvenirs historiques des troubles de la ville de Rouen… (1849)
“ On conçoit facilement que ces enfans qui n'ont aucune notion du bien ou du mal, contractent aussitôt le vice de la prison et deviennent plus tard la proie prédestinée des bagnes et des échafauds. Que devient le prisonnier à la sortie de prison? Il rentre au sein de la société; vous croyez peut-être que le coupable, brisé par la douleur de sa faute et lavé par la pénitence — 92 — qu'il en a faite, va être reçu comme l'enfant prodigue; détrompez-vous ; la société, au contraire, le repousse, le bannit et lui impose la surveillance de sa police. ”
Laurent de Jussieu, Antoine et Maurice, par L.-P. de Jussieu (1821)
“ On conduisait en même temps que moi d'autres détenus auxquels j'adressai diverses questions sur notre destination, et sur le sort qui nous, était réservé pendant le temps de notre captivité. L'un d'eux, qui paraissait être très au fait, me répondit que nous allions à la maison de détention de ****. « Il y a là, ajouta-t-il, des ateliers où nous serons occupés à divers genres de travaux. » Cette idée ne me sourit pas infiniment, à moi qui n'avais jamais pu m'astreindre à aucune sorte de travail, et qui avais de si mauvaises obligations à la fatale oisiveté de mon enfance. ”
Victor Hugo,
Oeuvres illustrées, de Victor Hugo…
“ Ce bon geôlier, avec son sourire bénin, ses paroles caressantes, son oeil qui flatte et qui espionne, ses grosses et larges mains, c'est la prison incarnée, c'est Bicêtre qui s'est fait homme. Tout est prison autour de moi ; je retrouve la prison sous toutes les formes, sous la forme humaine comme sous la forme de grille ou de verrou. Ce mur, c'est de la prison en pierre ; cette porte, c'est de la prison en bois ; ces guichetiers, c'est de la prison en chair et en os. La prison est une espèce d'être horrible, complet, indivisible, moitié maison, moitié homme. ”
Jérôme-Léon Vidal, L'Espagne en 1860, état politique… (1860)
“ La prison actuelle, carcel de villa, contient maintenant des individus de toute catégorie dont la peine n'exige pas l'envoi aux presidios, les prévenus et ceux qui sont détenus administrativement, c'est-à-dire les inculpés poursuivis judiciairement, de causa ou presos; les détenus administratifs, detenidos; les condamnés à l'arresto menor, les passagers, etc. Tous ceux dont la peine excède six mois sont envoyés au pénitencier de Tolède ou ailleurs, selon sa gravité et sa durée, comme je l'ai indiqué ci-dessus. ”
M.-A. Peigné, Trois existences, ou la Maison centrale… (1837)
“ Assurément, l'administration supérieure se proposait d'examiner le mérite de ces observations : en attendant, elle accueillit la proposition du directeur en faveur de Clémentine. C'est un bien beau jour pour un détenu que celui où il recouvre sa liberté ! Comme son coeur est agité alors ! Mais aussi, qu'elle est douce cette agitation toute de bonheur et de joie ! Ce fut un dimanche, à la chapelle, après la messe, que les détenus, même les consignés, entendirent la lecture de l'ordonnance royale. ”
Abbé Moreau, Souvenirs de la Petite et de la Grande Roquette… (1888)
“ En prison, ce détenu a pris de bonnes résolutions ; il me l'a dit, et je le crois sincère... Quand il rentrera dans son intérieur, qu'il entendra pleurer son petit garçon, gémir sa mère, se rappellera-t-il ce qu'il s'est promis à lui-même ? Et s'il n'a pas d'argent pour apaiser ces cris, aura-t-il le courage de ne pas en dérober? Il va se retrouver aux prises avec des difficultés non moins grandes que celles qui l'ont fait sombrer ; est-il plus fort, plus aguerri qu'auparavant ? Il le croit ”
Armand Dalloz, Petit dictionnaire de droit (1909)
“ Par le mot détenus on entend non seulement tous ceux qui sont renfermés dans les prisons, soit sous l'accusation ou la prévention d'un crime ou d'un délit, soit par suite d'une condamnation, mais encore les individus en état d'arrestation. ”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
(1829)
“ De quel droit lancez-vous dans quelque chose dont vous doutez vous-mêmes les âmes obscures de vos condamnés, ces âmes telles que Voltaire et M. Pigault-Lebrun les ont faites ? Vous les livrez à votre aumônier de prison, excellent vieillard sans doute ; mais croit-il et fait-il croire ? Ne grossoie-t-il pas comme une corvée son œuvre sublime ? Est-ce que vous le prenez pour un prêtre, ce bonhomme qui coudoie le bourreau dans la charrette ? Un écrivain plein d’âme et de talent l’a dit avant nous : C’est une horrible chose de conserver le bourreau après avoir ôté le confesseur ! ”
Pierre-Antoine-Frédéric Malapert, L'Amnistie, lettre à Mgr Dupanloup… (1871)
“ En avez-vous vu, Monseigneur, venir à vous avec une lettre leur rapportant les quarante sous expédiés à un prisonnier et qu'on leur avait retournés ? — 14 — Avez-vous vu couler les larmes occasionnées parce retour? Avez-Vous remarqué combien de rage se mêlait à la juste douleur de. ces coeurs aigris-? Ah! tenez, je comprends ce qui se dit dans les familles des détenus et je ne saurais en faire un crime à ces orphelins, à ces veuves dont il importe de calmer les douleurs furieuses. La prolongation de la captivité des prisonniers est un mauvais moyen de les apaiser. ”
Antoine Jay,
Les hermites en prison. Tome 2
(1823)
“ Quelques détenus sont employés à scier du marbre, à le polir, à faire des copeaux de bois de cèdre, à broyer du plâtre à carder de la laine , à battre du chanvre. Les plus faibles, les plus maladroits, épluchent de la laine, du. coton, du crin, de l'étoupe. Chacun est payé à raison de son travail. Je serais bien surpris si le nouveau détenu , qui a beaucoup de forces à dépenser, ne choisissait pas l'état de menuisier ; c'est un des plus lucratifs. Mais j'aperçois - qu'on nous le ramène, vous le trouverez plus calme et plus raisonnable. mHenry Fitz-Allan reparut en effet. ”
Pedro Calderón de la Barca,
Théâtre de Calderón
“ Mon homme le prisonnier être aussi celui de la querelle. Moi, ne l’avoir pas reconnu dans la mêlée. garcès. Soyez sans souci, cavalier. J’ai contracté envers vous une obligation sacrée, et je périrais plutôt que de vous voir puni pour un délit dont moi seul suis coupable. don alvar. Je m’en rapporte à votre loyauté. Mais, s’il faut tout vous dire, ce qui m’inquiète, ce n’est pas ma prison ; c’est qu’en intervenant dans votre affaire j’ai perdu l’occasion d’exécuter le dessein qui m’a conduit au camp. le soldat. Vous ne risquez la mort ni l’un ni l’autre. ”
Jack London,
Les Vagabonds du rail
(1907)
“ Cette prison était un vrai enfer et il nous appartenait, à nous autres, d’appliquer les règlements. Étant donné la nature des détenus, impossible de les mener par la douceur. Nous devions employer la terreur. Bien entendu, derrière nous, toujours prêts à nous soutenir, se tenaient les geôliers. ”
Charles Lucas, De la réforme des prisons, ou De la théorie de l'emprisonnement… (1836-1838)
“ Est-on parvenu à interrompre les communications des détenus entre eux ? Nulle part : pas même à Sing-Sing. Là, chaque prisonnier connaît le nom, la patrie, les antécédens de ses gardiens et de ses camarades d'atelier. Nous en avons trouvé plusieurs qui avaient connaissance de circonstances qui s'étaient passées depuis leur entrée en prison. Tous ceux avec lesquels nous avons parlé, nous ont dit que, journellement, ils échangeaient des paroles, des signes avec leurs voisins, à l'atelier, dans les exercices et dans les cellules. ”
Étienne Clair, Le mariage d'un prêtre et les difficultés matérielles qu'il entraîne… (1867)
“ Il m'interroge. Il multiplie les questions. Il épluche mes réponses. Il cherche à trouver dans lès raisons qui les motivent, dans mon regard, un indice de folie. Il fallait en découvrir un germe à tout prix. Ma détention en dépendait ; elle était unie à de puissants intérêts, patronnée par de hautes influences. Ses yeux scrutateurs m'examinent de la tête aux pieds. Il fouille mon passé. C'est une confession qu'il lui faut. C'est un juge inquisiteur plutôt qu'un médecin. ”
Fédor Dostoïevski,
Souvenirs de la maison des morts
(1860)
“ Des détenus qui, encore libres, avaient dépassé toute mesure, qui, souvent poussés par leur vanité surexcitée, avaient commis des crimes affreux, inconsciemment, comme dans un délire, et qui avaient été l’effroi de villes entières, étaient matés en peu de temps par le régime de notre prison. ”
René Roland, De l'esprit du droit criminel aux différentes époques dans l'antiquité… (1880)
“ Quelquefois le juge les y oubliait et la détention durait des années ; souvent aussi l'accusateur achetait la cruauté du geôlier et celui-ci se faisait l'instrument de la vengeance personnelle. Relativement aux détenus condamnés, Constantin et Gratien prescrivent des enquêtes sur l'état des prisons et le régime des détenus (3) . Constance prescrit la séparation des sexes (4) . Honorius et Théodose imposent aux juges l'obligation de visiter les prisonniers tous les dimanches, de les interroger, de recevoir leurs plaintes (1) L. 17, C. Th., lib. IX, tit. 2. ”
Lope de Vega,
Chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol…
(1861)
“ Votre prison, ingrat, vous l'avez bien méritée, car il mérite d'être puni, celui qui tue les âmes. Mais moi qui ai partagé votre captivité, moi qui vous ai comblé de bontés de toutes sortes, moi qui vous ai donné mon cœur, ai-je mérité un pareil abandon, que vous colorez de je ne sais quel frivole prétexte ?. Vous parlez de vos obligations envers don Louis. ”
M. le comte d’Haussonville, Revue des Deux Mondes
“ On distingue tant bien que mal entre les détenus d’après leur perversité présumée, et lorsque la prison comprend plusieurs ateliers et plusieurs dortoirs, on fait travailler et coucher ensemble ceux qu’on a classés dans la même catégorie. ”
André Gide,
Souvenirs de la Cour d’assises
(1913)
“ Quand, à la colonie pénitentiaire, sa mère, usant de la permission, lui apportait des friandises : “ Si c’est pour lui que vous apportez ça, Madame, lui disait le gardien, c’est pas la peine ; il donne tout aux autres et ne gardera rien pour lui. ”
A. Jouanneau, Le Juge de paix et la police judiciaire… (1910-1911)
“ Evasion. (Art. 17, § 2, et 237-248 C.pén.) 1316. - L'évasion est le fait d'un individu qui s'enfuit de la prison où il était légalement détenu. 1317. — Pour qu'il y ait délit, il faut : 1° Que l'individu soit détenu légalement ; 2° Qu'il soit détenu dans une prison ou chambre de sûreté ; 3° Et qu'il soit prévenu ou condamné pour délits ou crimes (Bernard, op. cit., p. 429) . 1318. — N'est passible d'aucune peine le détenu qui s'évade en profitant d'une négligence et sans commettre ni violences ni bris de prison. ”
