Abbé Moreau, Souvenirs de la Petite et de la Grande Roquette… (1888)
“ J'ai assisté dans ma vie bien des moribonds ; je me suis trouvé, comme aumônier militaire en 1870 ; comme aumônier à l'hôpital Beaujon pendant toute une année; comme curé; comme directeur d'une grande école ; en maintes circonstances, le consolateur et l'appui de malheureux désespérés, je n'ai jamais ressenti une angoisse aussi profonde, je n'ai jamais été obligé d'imposer autant silence à mes nerfs et à mes larmes, comme pendant la première minute de ce terrible quart d'heure. Le réveil d'un condamné à mort est épouvantable. J'avais vu Campi la veille de son exécution. ”
