Troppmann

Définition et enjeux

Pierre Bouchardon,  Troppmann (1932)

“ Une abondante crinière encadrait haut ce mufle d'hyène.
La tête était plantée légèrement en arrière,
comme la portent d'habitude les gens contrefaits. De fait, Troppmann avait le dos arrondi et le cou soudé directement au menton. Les pouces faisaient peur à voir.
L'ensemble décelait la ruse et, rien qu'à la façon dont ce jeune homme avait enjambé son banc, on devinait, sous des apparences chétives, une rare souplesse de muscles et l'agilité d'un fauve.
”
Source : Gallica

Jules Choux,  Troppmann, ou Les crimes de Pantin et de Soulz… (1870)

“ Troppmann rentre à son logis; il change vite d'habits Et puis sans bruit déménage.
Pour le Havre il part bientôt Attendre le paquebot.
Il voulait, en Amérique, Fuir sans honte et sans remords Mais voyez quel coup du sort !
La chose est vraiment unique : (La justice du bon Dieu Suit le méchant en tout lieu.)
Il entre dans une auberge.
- - Holà! servez-moi du vin!
Il n'appelle pas en vain,
On le sert, il se goberge; Bref, tranchant du grand seigneur, Il demande du meilleur.
Voilà qu'en l'hôtellerie,
Un gendarme entre soudain, Et s'approchant du gredin : — Vos papiers, je vous en prie.
”
Source : Gallica

Pierre Bouchardon,  Troppmann (1932)

“ Parfois, devant les uns ou les autres, Troppmann témoignait, par ses paroles, de l'ardent désir qu'il avait de gagner vite une fortune.
A Désiré Clemmen, mécanicien à Roubaix, il tenait ce langage :
— Tous les moyens sont bons pour réussir. Une fois enrichi, je partirai pour l'Amérique et ne reviendrai en France que lorsque l'oubli se sera fait.
”
Source : Gallica

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