Résumé

Souvenirs d'un bourreau de Paris (1877)

“ Léonie, devant ta faute, je ne crains pas d'avouer mon crime! Ce médecin avait des dehors séduisants; il parvint à faire de moi sa maîtresse sans attendre la mort de mon mari!
Après sa mort, lorsque j'eus épuisé avec mon amant ma modeste fortune, il me délaissa! Il se maria, en vue d'une nouvelle fortune!. Maintenant, cet homme est l'un des principaux médecins de Paris; tandis que moi, je suis ici, presque aussi pauvre que toi, presque aussi malade que toi; cet homme ne pense qu'à ses plaisirs, à son ambition, à sa fortune! Il m'abandonne à la misère et aux remords !.
”
Source : Gallica

Souvenirs d'un bourreau de Paris (1877)

“ Mais ils laissaient sur leur passage la porte entr'ouverle; les trois bandits, dans l'ombre, les suivaient à pas de loup; sans être vus du concierge, ils montaient après Lubani et sa complice pour les aider dans l'ignoble et double meurtre prémédité par leur chef.
Une fois l'Italien, sa maîtresse et les malfaiteurs dans la place, ces derniers se hâtent de fermer la porte.
Le carnage commence. Lubani s'élance comme un tigre sur le pauvre -vieillard, ivre-mort, qui n'a pas la conscience de lui-même. Avant qu'il fasse un geste, qu'il pousse un cri, il le prend à la gorge.
”
Source : Gallica

Souvenirs d'un bourreau de Paris (1877)

“ Alors il se redresse en reculant; il tressaille, il vient d'apercevoir, entre la haie des soldats, un homme qui se penche au bas de l'échafaud, en face du panier où va rouler sa tête.
Cet homme a un bras de moins.
Il est là, à son poste, en face de Troppmann, son complice, comme il l'était, à Versailles, en face de Poncet qu'il avait poussé à être assassin.
A la vue du Manchot, Troppmann renaît à l'espoir; sur le point de mourir, presque mort, en apparence, il sent ses forces lui revenir. A tout prix, il faut qu'il soit libre, car la liberté, c'est la vie !
”
Source : Gallica

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