Résumé

J.-B.-J. Champagnac Chronique du crime et de l'innocence…

Chaque jour, après son dîner, il assistait au supplice de ses victimes. Il fit placer un orchestre près de la guillotine, et ordonna au tribunal, de condamner à mort tous ceux qui s'étaient distingués par leurs richesses ou par leurs talens. Dans la salle de spectacle, il prêchait la loi agraire, le sabre à la main. «Sans-culottes, dit-il un jour, dénoncez hardiment, si vous voulez quitter vos chaumières; c'est pour vous qu'on guillotine. Vous êtes pauvres; n'y a-t-il pas près de vous quelque noble, quelque riche, quelque marchand? Dénoncez donc, et vous aurez sa maison.»
Source : Gutenberg

J.-B.-J. Champagnac Chronique du crime et de l'innocence…

La révolution, devenue la proie des démagogues les plus forcenés qui terrifiaient la France en son nom, envoyait à l'échafaud les plus illustres victimes. Les généraux eux-mêmes, à la tête de leurs armées victorieuses, n'étaient point à l'abri des coups de cette faction sanguinaire. Des hommes, étrangers à l'art de la guerre s'arrogeaient le droit de contrôler leurs opérations militaires, trouvaient dans tous leurs actes des preuves de trahison, produisaient de faux témoins pour les attester, et condamnaient à la mort les serviteurs les plus dévoués de la patrie.
Source : Gutenberg

J.-B.-J. Champagnac Chronique du crime et de l'innocence…

Tout entière à son abominable pensée, elle profite d'un moment de délire de son jeune amant, pour lui proposer d'assassiner son mari. A cette proposition, Bellette est interdit, il recule en pâlissant; son âme est révoltée de cette offre épouvantable. Cependant l'instant est décisif; il faut frapper le dernier coup ou ajourner l'occasion du crime prémédité; la Dubernet le sent; elle s'attache à vaincre les scrupules de Bellette.—Et tu dis que tu m'aimes, lui dit-elle; tu me jures de m'aimer toujours, tu m'assures que tu ne désires rien tant que de devenir mon époux?
Source : Gutenberg

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