J.-B.-J. Champagnac, Chronique du crime et de l'innocence…
“ Chaque jour, après son dîner, il assistait au supplice de ses victimes. Il fit placer un orchestre près de la guillotine, et ordonna au tribunal, de condamner à mort tous ceux qui s'étaient distingués par leurs richesses ou par leurs talens. Dans la salle de spectacle, il prêchait la loi agraire, le sabre à la main. «Sans-culottes, dit-il un jour, dénoncez hardiment, si vous voulez quitter vos chaumières; c'est pour vous qu'on guillotine. Vous êtes pauvres; n'y a-t-il pas près de vous quelque noble, quelque riche, quelque marchand? Dénoncez donc, et vous aurez sa maison.» ”
