Louis Antoine Léon de Saint-Just, Œuvres complètes de Saint-Just
“ Quelle conscience et quelle religion, que celle qui dépouille de tout sentiment d’humanité pour la patrie, et fait oublier qu’on règne pour elle et non pour soi ! Était-ce bien l’amour de la religion, c’est-à-dire la probité, qui dictait au roi cette lettre écrite à l’évêque de Clermont, dans laquelle il paraissait nourrir le dessein de recouvrer la tyrannie, après avoir promis, sous la foi du serment, de maintenir la liberté ? Au moins, on ne peut nier que son ambition n’ait balancé sa croyance, si la loi répugnait à son cœur ; plutôt que d’être parjure, il fallait cesser d’être roi. ”
