Résumé

Louis-François Raban,  Causes célèbres politiques depuis le 16ème siècle jusqu'à nos jours (1846)

“ Aussitôt, Fieschi monte les degrés avec une rapidité extraordinaire, se pose sur l'échafaud, en prenant l'attitude d'un orateur, et d'une voix forte, il prononce ces mots : « Je vais paraître devant Dieu. J'ai dit la
vérité; je meurs content; j'ai rendu service à mon pays, en signalant mes complices : j'ai dit la vérité, point de mensonge; j'en prends le ciel à témoin ; je suis heureux et satisfait. Je demande pardon à Dieu et aux hommes, mais surtout à Dieu ! Je regrette plus mes victimes que ma vie ! » Cela dit, il se retourne vivement, et se livre à l'exécuteur.
”
Source : Gallica

Louis-François Raban,  Causes célèbres politiques depuis le 16ème siècle jusqu'à nos jours (1846)

“ « L'appareil de l'échafaud est tout ce qui me fâche, dit Raoulx; j'aurais voulu mourir en soldat : si l'on devait me fusiller, j'irais là comme à l'exercice.
« — Et qu'importe le fer ou le feu ! dit brusquement Goubin; est-ce que, sur le champ de bataille, un soldat a le choix entre le sabre, la balle ou le boulet ?
« — Tu as raison, dit à son tour Bories avec le plus grand sang-froid, et quant à moi je donnerais le choix pour une épingle. Ce qui me fâche, ce sont les liens, les ignobles entraves qu'il nous faudra subir ; mais il faut savoir vouloir ce qu'on ne peut empêcher. »
”
Source : Gallica

Louis-François Raban,  Causes célèbres politiques depuis le 16ème siècle jusqu'à nos jours (1846)

“ Monsieur de Thou ! monsieur de Thou! s'écria le cardinal.
Monsieur le chancelier m'a délivré là d'un grand fardeau! » Puis après avoir réfléchi un instant, il ajouta : « Mais, Picaud, ils n'ont point de bourreau ! » Cinq-Mars et de Thou apprirent leur condamnation avec beaucoup de fermeté. De Thou, après la lecture de l'arrêt, se tourna vers son ami et lui dit: « Humainement je pourrais me plaindre de vous ; vous m'avez accusé, vous me faites mourir; mais Dieu sait combien je vous aime : mourons, monsieur, mourons courageusement et gagnons le ciel. »
”
Source : Gallica

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