Résumé

Anecdotes du temps de la terreur (1863)

« L'Assemblée jugerait mal, ajouta l'orateur, la
position infiniment critique où elle se trouve, si elle se dissimulait qu'elle est entre deux égorgements; qu'elle sache qu'elle périra si elle est faible. —Non, non, disent les députés en s'agitant avec violence sur leurs sièges. Et les tribunes les encouragent en s'écriant : « Vive la Convention ! vive le Comité de salut public ! »
Il n'y avait plus qu'un pas à faire pour arriver à Robespierre : Billaud-Varennes le fit.
Source : Gallica

Anecdotes du temps de la terreur (1863)

Toute la marche le long de la rue Saint-Antoine ne fut qu'une lutte acharnée. Comme on tournait le coin de l'hôtel de ville, du côté du quai, M. de Launay est renversé, haché à coups de sabre, sa tête est séparée du tronc et placée au bout d'une pique, qu'elle inonde de sang.
M. de Losme, major de la place, venait par derrière. C'était un brave militaire, plein d'humanité, et que tous les prisonniers chérissaient. Le sang de M. de Launay rejaillit jusque sur lui. Les assassins
le saisissent au milieu de ses défenseurs.
Source : Gallica

Anecdotes du temps de la terreur (1863)

Henriot, en courant partout en forcené, rencontra plusieurs voitures surchargées d'infortunés que le tribunal révolutionnaire venait de condamner à mort; Henriot, qui sentait le besoin de grossir sa troupe, ordonna aux gendarmes qui escortaient les condamnés de le suivre. Alors les bourreaux ralentirent leur marche, espérant et faisant entrevoir leur désir que le peuple leur fit une sorte de violence pour ramener les voitures dans la cour de la Conciergerie; mais personne ne fit le plus léger mouvement, et les exécuteurs, malgré eux, firent couler le sang le plus pur sur l'échafaud.
Source : Gallica

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