Eugène Gru

Résumé

Eugène Gru Les Morts violentes (1864)

Vous voyez , César , à vos genoux , la femme et les enfants du malheureux Sabinus , ces enfants innocents , élevés dans un lugubre cachot , et qui , pour la première fois , jouissent aujourd'hui de la vue du soleil . Eh quoi ! cet astre radieux , qui ne luit pour eux que depuis si peu d' instants , doit -il être enfin le dernier jour de leur père ? Quel fut donc le crime de Sabinus ? L' ambition . O César ! si cette noble passion n' eût pas dominée dans votre âme , feriez -vous aujourd'hui le bonheur de l' univers ? Seriez-vous l' arbitre du sort de mon époux ?
Source : Gallica

Eugène Gru Les Morts violentes (1864)

Gloire à toi , grand cardinal de Richelieu , laisse les poëtes et les romanciers te mépriser , te maudire même ; car la postérité a reconnu ton génie tout en te laissant seul avec tes œuvres et ta conscience en face de la Divinité !
Richelieu , que ses ennemis ( ils étaient nombreux ) appelèrent insolemment le Bas-Rouge , couvrit de sa robe de pourpre les victimes de son autorité et de sa puissance . Tout est contre lui : deux femmes , reines ; l' héritier du trône ; les grands ; la magistrature ; le roi lui-même et il résiste toujours , car le génie de la France , est en lui .
Source : Gallica

Eugène Gru Les Morts violentes (1864)

Pierre le Grand ! que ce nom glorieux et fatal réveille à la fois des sentiments opposés : l' immortalité le couronne pour ses grandes actions , l' humanité le méprise , l' exècre pour ses vengeances atroces . Pierre , ce czar qui refoula la barbarie de son empire , ne put jamais se dépouiller de la sienne propre : il apporte la science et reste grossier ; il punit le crime , et sa punition est toujours plus féroce que le crime lui-même .
Source : Gallica

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