Résumé

Giraud Histoire de l'esprit révolutionnaire des nobles en France sous les soixante-huit rois de la monarchie… (1818)

APRÈS la clôture du quatrième concile, où le clergé avait fait, pour lui-même, une riche récolte de fonctions profanes, la mort du roi Clotaire II menaça la France d'un nouveau bouleversement. A l'air, au ton et aux propos qu'on remarquait dans la noblesse, on jugea qu'elle avait changé de politique et de système, et qu'elle était lasse de maintenir un trône unique et un seul gouvernement pour tout le royaume. L'ennuyeuse uniformité n'est jamais d'accord avec l'ambition de l'homme.
Le monarque décédé avait laissé deux princes Dagobert et Aribert.
Source : Gallica

Giraud Histoire de l'esprit révolutionnaire des nobles en France sous les soixante-huit rois de la monarchie… (1818)

On semble tout réparer avec les rois qu'on a rendu malheureux, en les comblant de caresses et d'applaudissemens, lorsqu'ils reviennent à leur bonne fortune. Le prince s'assit une seconde fois sur le trône d'où la noblesse l'avait précipité. On vit à ses côtés la belle reine de Thuringe, la sensible Basine. C'était une nouvelle Hélène, qu'un ravisseur heureux arrachait des bras d'un époux et d'un ami.
Cette royale beauté étonna un moment les esprits. On ne s'était pas attendu qu'une femme engagée dans les liens du mariage dût devenir l'épouse adultère du monarque, et reine de France.
Source : Gallica

Giraud Histoire de l'esprit révolutionnaire des nobles en France sous les soixante-huit rois de la monarchie… (1818)

Néanmoins il restait encore une plaie que toute la politique du monarque ne put fermer. Elle provenait de la guerre que l'Anglais avait faite à la France, de la guerre qu'il avait fallu soutenir contre le prince de Navarre, et de la guerre civile des nobles ligués contre le trône. Ces trois attaques hostiles avaient armé beaucoup de bras, et fait sortir des châteaux et des chaumières un nombre infini d'individus. Comme la paix était survenue entre les partis et la couronne, cette milice se vit condamnée au repos. Le licenciement fit toujours le désespoir du soldat.
Source : Gallica

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