Résumé

C. de Méry Réfutation de l'écrit intitulé… (1819)

Henri IV fut éminemment français par le coeur et par l'esprit; il était digne des temps antiques de la chevalerie. Jamais la noblesse ne vit luire pour elle d'aussi beaux jours que ceux qui remplirent le règne de ce bon roi, qu'une main parricide rendit trop court pour le bonheur de ses sujets. Henri, en s'estimant lui-même, savait rehausser la valeur des autres ; aussi l'égalité la plus touchante avec ses gentilshommes entretenait parmi le prince et ses sujets, d'un côté la confiance la plus intime, de l'autre le dévouement le plus absolu.
Source : Gallica

C. de Méry Réfutation de l'écrit intitulé… (1819)

Dans l'un, on a seulement un maître ; dans l'autre tous les seigneurs aspirent à l'être, et veulent d'avance en usurper les droits. Les peuples doivent nécessairement en souffrir. On peut donc dire que l'hérédité est un obstacle insurmontable aux prétentions de la noblesse, qu'elle l'enchaîne et la lie de toute nécessité au pouvoir royal.
Ce n'est point un nouveau trône qui s'établit à chaque génération, c'est le prémier trône, c'est-à-dire, la monarchie légitime, qui reste immuable au milieu de la destruction successive des membres de la race à laquelle il appartient.
Source : Gallica

C. de Méry Réfutation de l'écrit intitulé… (1819)

Les libelles sont répandus avec profusion. La science du gouvernement, si difficile et si abstraite , est exploitée par les têtes les plus ignares ; chacun vante son système; le philosophisme broie ses poisons, et répand, dans tous les esprits faux et légers, des germes de corruption et de révolte qui devaient amener une grande catastrophe.
Sous le règne de Louis XVI, cette grande catastrophe est consommée. La république, si désirée par les factieux, s'élève sur les débris amoncelés du trône et de l'autel. Chargera-t-on la noblesse de tout le poids de ces iniquités?
Source : Gallica

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