Résumé

André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas De la Nation et des factions, ou Coup d'oeil sur l'état de la liberté publique aux diverses époques de notre histoire… (1819)

L'avilissement de la nation ne fit que s'accroître sous la féodalité. Les serfs, c'est-à-dire la presque totalité de la population, dégradés, abrutis, perdirent, avec les restes de leur liberté, jusqu'au sentiment de la patrie. Mis au rang d'un immense troupeau de bétail, partagé en autant de propriétaires qu'il y avait de seigneurs, comment auraient-ils songé aux droits et aux devoirs de citoyen !
Source : Gallica

André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas De la Nation et des factions, ou Coup d'oeil sur l'état de la liberté publique aux diverses époques de notre histoire… (1819)

Le désir d'une contrerévolution qui ne pourrait être que fort sanglante, en supposant qu'elle fût possible, est un extrême ; donc, le désir opposé, celui de voir enfin des instituions libérales garantir à la France les bienfaits de la révolution, est un extrême aussi; et il faut considérer comme factieuse, comme jacobine , cette grande masse nationale qui a reçu la Charte avec tant de reconnaissance , qui en sollicite les conséquences avec tant d'ardeur. Le parti qui projette le rétablissesement de l'ancien régime, a tort; donc, celui qui veut la liberté, a tort aussi.
Source : Gallica

André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas De la Nation et des factions, ou Coup d'oeil sur l'état de la liberté publique aux diverses époques de notre histoire… (1819)

Que ceux qui prétendent étouffer les idées de liberté , commencent donc, pour être conséquens, par essayer d'anéantir les progrès de l'industrie. Il n'y a pas, ou presque pas d'industrie dans les vastes contrées de l'Orient régies par le despotisme.
Mais s'il ne peut exister d'industrie sans liberté, la liberté à son tour , ne peut exister sans égalité politique ; et voilà pourquoi le génie industriel a été si justement proclamé le grand niveleur.
Source : Gallica

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