C. de Méry

Élements biographiques

C. de Méry Réfutation de l'écrit intitulé… (1819)

Henri IV fut éminemment français par le coeur et par l'esprit; il était digne des temps antiques de la chevalerie. Jamais la noblesse ne vit luire pour elle d'aussi beaux jours que ceux qui remplirent le règne de ce bon roi, qu'une main parricide rendit trop court pour le bonheur de ses sujets. Henri, en s'estimant lui-même, savait rehausser la valeur des autres ; aussi l'égalité la plus touchante avec ses gentilshommes entretenait parmi le prince et ses sujets, d'un côté la confiance la plus intime, de l'autre le dévouement le plus absolu.
Source : Gallica

C. de Méry Considérations sur la noblesse française… (1816)

Mais l'enfer est plein de bonnes intentions, dit un proverbe espagnol.
Rappelons-nous que, suivant les maximes de Pythagore, il faut faire constamment la guerre aux cinq choses suivantes : aux maladies du corps, à l'ignorance de l'esprit, aux passions du coeur, à la discorde des familles et sur-tout aux séditions publiques. Oui, plus de paix avec des rebelles. « Quiconque, dit le «grand Bossuet, n'aime pas la société civile » dont il fait partie, c'est-à-dire l'état où il est « né, est l'ennemi de lui-même et du genre » humain.
Source : Gallica

C. de Méry Un mot en faveur de la noblesse par M. le baron de M***… (1818)

L'homme qui n'a pas l'exemple de ses pères à imiter, et qui veut se faire un nom, s'embarrasse peu de suivre le chemin de l'honneur. Il prendra celui qui le mènera le plus tôt à la fortune ; il comptera pour peu de chose les sermens, la bonne foi, la délicatesse et la probité ; il sera toujours au service de celui qui lui offrira le plus; et parvenu au faîte des grandeurs, il ne travaillera plus alors qu'à se rendre indépendant.
Buonaparte lui-même convenait qu'un état monarchique ne pouvait exister sans noblesse. Elle est l'intermédiaire entre le trône et la nation.
Source : Gallica

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